PSA : les syndicats approuvent le projet de rupture conventionnelle collective

Arnd Wiegmann  Reuters                       PSA sera la première entreprise à appliquer un accord de rupture conventionnelle collective

Arnd Wiegmann Reuters PSA sera la première entreprise à appliquer un accord de rupture conventionnelle collective

La direction et les syndicats ont trouvé un terrain d'entente.

Ce nouvel outil qui permet aux entreprises de se séparer à l'aimable et sur la base du volontariat d'un groupe de salariés, a été créé par les ordonnances réformant le Code du travail, entrées en application il y a seulement trois semaines. Si du côté de la chaîne d'habillement française, la proposition a fait un flop, une majorité des représentants du personnel du constructeur automobile a pour sa part accepté le projet d'accord.

FO, CFDT, CFTC et GSEA, qui totalisent à eux tous plus de 58% des voix, ont indiqué jeudi 18 janvier à l'AFP vouloir signer le projet d'accord. Départs volontaires et promesses de recrutementLa CGT s'est opposée à ce projet. La signature du document devrait avoir lieu ce vendredi, à l'occasion d'un comité central consacré à la politique d'emploi 2018 du groupe PSA. Les Inrocks et la société du Figaro envisagent d'y recourir. "Elle a estimé avoir " sécurisé cet accord afin qu'il ne soit pas un danger pour les salariés " mais " une opportunité pour ceux qui le désirent ". Chez PSA, des accords signés les années précédentes (2013 et 2016) avaient déjà entériné ces départs volontaires, correctement accompagnés par l'entreprise. Elles prévoient notamment une prime allant de 4 à 8 mois de salaire.

Seule la CGT, non signataire des accords de compétitivité, "refuse catégoriquement de signer ce nouveau plan de suppressions d'emplois, dont le détail par site et par catégorie est caché aux syndicats" et alors que les bénéfices du groupe "se comptent en milliards". En contrepartie, l'entreprise s'engage à recruter " plus de 1 300 " CDI (probablement 1 400, selon un porte-parole) et à accueillir " au moins 2 000 jeunes " apprentis en 2018.

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