Les anglais ravis de recevoir la Tapisserie de Bayeux

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La Première ministre Theresa May a salué mercredi la décision de la France de prêter au Royaume-Uni la Tapisserie de Bayeux, célèbre chef d'oeuvre qui relate l'invasion de l'Angleterre par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant, pour qu'elle y soit exposée. En annonçant que le Musée de Bayeux (Calvados), qui doit entamer une campagne de travaux, était prêt à se séparer temporairement de la tapisserie dite de Bayeux qui fait sa gloire - et fait venir 400 000 visiteurs par an dans la ville normande, laquelle n'est que dépositaire de l'œuvre (la convention n'a été officialisée que le 20 décembre 2017, alors que le dépôt date de Napoléon) -, Emmanuel Macron leur renvoie d'une certaine façon la politesse. Tout à la fois œuvre d'art et document historique, elle décrit le voyage d'Harold en Normandie, son retour en Angleterre et son couronnement après la mort du roi Édouard le Confesseur au XIe siècle. Décrite comme l'ancêtre de la bande dessinée, elle peut aussi être considérée comme un symbole de l'histoire des relations belliqueuses entre la France et le Royaume-Uni. Mais des inscriptions laissent penser qu'elle aurait été brodée par des moines anglais.

En " bon état", comme l'avait notamment démontré une expertise en 1982, et conservée " dans un boîtier métallique qui la protège des incendies et de l'humidité", la Tapisserie a déjà voyagé. "La tapisserie a très probablement été conçue à Canterbury, dans le Kent (sud-est de l'Angleterre) ", confirme Pierre Bouet, historien médiévaliste. Ce serait " une occasion formidable pour les Britanniques de voir une œuvre qui fait partie des racines de notre histoire nationale", estime-t-il, suggérant que le British Museum pourrait prêter en échange la Pierre de Rosette, un de ses biens les plus précieux.

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