Une nouvelle vidéo des filles de Chibok — Boko Haram

C'est la première vidéo de ce genre depuis le mois de mai

C'est la première vidéo de ce genre depuis le mois de mai

C'est la première vidéo de ce genre depuis le mois de mai, lorsqu'une jeune femme affirmant être une des 219 lycéennes enlevées, était apparue brandissant une arme et affirmant elle aussi, refuser de rentrer chez elle. C'est dire si Boko Haram excelle dans la mise en scène puisque dans la nouvelle vidéo en question, on y voit le chef du groupe, Abubakar Shekau, avec une mitrailleuse lourde, délivrer un sermon d'une quinzaine de minutes. Elle remercie également le chef du groupe djihadiste, "notre père Abubakar Shekau, qui nous a mariées". 57 d'entre elles s'étaient échappées au moment de leur enlèvement et 107 ont été retrouvées, secourues ou libérées aux termes de négociations entre le gouvernement et les insurgés islamistes.

" Nous sommes les filles de Chibok [.] Par la grâce de Dieu, nous ne vous reviendrons pas", dit l'une d'elles, le visage voilé".

Dans la vidéo, la jeune femme s'adresse ensuite aux parents dans le langage local chibok: "Vous devez vous repentir, les flammes de l'enfer sont votre destin si vous ne vous repentez pas, car Allah nous a créés pour que nous l'adorions". Par l'endoctrinement sur fond de lavage de cerveau, ils sont capables de pousser les pauvres fillettes au reniement de soi; en témoigne ce coup de gueule qu'elles ont lancé à leurs camarades qui ont réussi à s'échapper: "Nous plaignons les autres filles de Chibok qui ont choisi de retourner au Nigeria". Boko Haram, qui signifie "l'éducation occidentale est un pêché", a mené des campagnes sanglantes contre les professeurs et les étudiants dans le nord-est du Nigeria, où ils veulent installer leur Califat. Mais il en resterait une centaine sous l'emprise de Boko Haram. Si les conditions de leur détention demeure assez floues, certaines rescapées ont toutefois pu raconter leur calvaire. Les jeunes femmes sont traitées comme des esclaves. Selon le gouvernement nigérian, beaucoup d'entre elles ont d'ailleurs donné naissance durant leur captivité, comme en atteste la vidéo diffusée ce lundi.

Le 4 janvier 2018, l'armée nigériane annonce avoir retrouvé une autre lycéenne.

Le 16 septembre 2015, le nouveau président nigérian, l'ex-général Muhammadu Buhari, élu en mars, déclare envisager un échange de prisonniers de Boko Haram contre les lycéennes. "Nous sommes en bonne santé et rien ne nous est arrivé..." Depuis 2009, le conflit a fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés au Nigeria.

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