Mathieu Gallet écope d'un an avec sursis — Favoritisme à l'INA

La Cour des comptes a comptabilisé 1,7 million d'euros de contrats de conseil

La Cour des comptes a comptabilisé 1,7 million d'euros de contrats de conseil

Jugé pour "favoritisme" dans l'attribution de marchés publics lorsqu'il était président de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) entre 2010 et 2014, Mathieu Gallet a été reconnu coupable lundi par le tribunal de Créteil. Le tribunal s'est montré plus clément que le parquet qui réclamait 18 mois de prison avec sursis et 40 000 euros d'amende. Les deux contrats concernés ont été passés avec le cabinet de conseil Roland Berger et avec Balises, société du consultant Denis Pingaud.

Sans réelle surprise, Mathieu Gallet écope d'une peine légère. La plainte a été classée par le parquet de Paris, mais les avocats de Mathieu Gallet, Me Christophe Ingrain et Me Rémi Lorrain ont saisi la procureure générale de la cour d'appel de Paris. En revanche, le CSA peut décider de son renvoi.

Le collège des membres dudit Conseil, qui se réunit toutes les semaines en séance plénière, abordera ce mercredi 17 janvier la situation que crée le jugement, selon les informations d'Acteurs publics. "Mon mandat court jusqu'en 2019 et je resterai investi jusque-là", avait-il prévenu le quotidien. " Lorsque l'on est responsable d'un organisme public, on se doit de le gérer avec beaucoup de soin, et non pas dans une forme d'impunité ", a-t-il ajouté, rappelant qu'à l'occasion de cette affaire était apparue " une forme de gabegie " liée à " des voyages, des frais d'hôtels ", ou encore " un pot de fin de mandat de 17000 euros ".

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