Macron refuse de libérer les magistrats du parquet — France

Prisons: Emmanuel Macron annonce

Le président de la République annonçait lundi les principales réformes en matière de justice que l'exécutif allait mener. LUDOVIC MARIN AFP

Numérisation, indépendance de la justice, suppression de la Cour de justice de la République.

Emmanuel Macron a tranché le débat sur l'indépendance de ces magistrats. Voici ce qu'on pouvait en retenir.

Dans les faits, depuis 2012, l'exécutif a toujours suivi l'avis du CSM pour les parquetiers. L'Express fait le point sur les annonces d'Emmanuel Macron.

Une position qui n'a pas dû satisfaire les magistrats. "Le parquet à la française se doit d'être rattaché à la garde des Sceaux et notre travail est d'assurer son indépendance", a dit le président de la République française.

Cette disposition était aussi une des demandes des deux dirigeants du CSM.

C'est un exercice classique pour tout président de la République.

Mais pour renforcer l'indépendance des procureurs, le président s'est prononcé pour l'alignement de leurs conditions de nomination sur celles des juges du siège, c'est-à-dire après avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). "Ce principe intangible sera maintenu", a-t-il dit. L'Union syndicale de la magistrature réclamait "un rétablissement d'une majorité de magistrats". Sauf qu'Emmanuel Macron a apporté lundi une précision d'importance: à ses yeux, les ministres doivent "être naturellement jugés comme tous les citoyens dans leur vie non-ministérielle".

DÉCRYPTAGE Faut-il en finir avec la Cour de justice de la République?

C'est le second point central sur lequel le président de la République s'est longuement prononcé.

La ministre de la Justice devait présenter lundi après-midi les grandes lignes des consultations lancées en octobre sur les cinq grands "chantiers" de la justice (transformation numérique, simplification des procédures pénale et civile, organisation territoriale et efficacité des peines).

Il a déclaré qu'il fallait "qu'une peine prononcée soit effectuée", indiquant qu'il n'était "plus possible" que le juge "prononce des peines d'emprisonnement qui non seulement ne seront pas exécutées dans des délais décents, mais transmuées en une autre peine".

Après avoir confirmé la création d'un parquet national antiterroriste, Emmanuel Macron a annoncé avoir demandé "un plan pénitentiaire global" d'ici à la fin février portant notamment sur l'immobilier des prisons, le renseignement pénitentiaire et les personnels, en pleine journée de mobilisation des surveillants. Il ne faut pas, selon le président, "faire de la prison l'alpha et l'oméga de la peine".

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