Centrafrique: des soldats Français accusés de viols d'enfants, innocentés

Véhicule militaire français de l’operation Sangaris drives près de l’aeroport de Bangui en 2015

ZOOM Véhicule militaire français de l’operation Sangaris drives près de l’aeroport de Bangui en 2015. GIANLUIGI GUERCIA AFP

Les juges d'instruction ont finalement clos ce dossier sans aucune mise en examen faute d'avoir pu établir leur implication. En mars 2017, le parquet de Paris avait requis l'abandon des charges.

Du côté de la partie civile, on accuse cependant les autorités françaises et l'ONU d'avoir voulu étouffer ce scandale qui a également touché des contingents de l'ONU.

L'affaire de Viols d'enfants en Republique de Centrafrique date de 2013.

Révélées en avril 2015, les accusations d'abus avaient terni la réputation de l'armée française déployée dans le pays sous égide de l'ONU pour restaurer la sécurité.

Le média qui tirait sa source d'une note interne des Nations unies, révélait alors que des auditions avaient été faites à six enfants âgés de 9 à 13 ans qui avaient accusé des soldats de la force française Sangaris de viols dans le camp de déplacés de l'aéroport M'Poko de Bangui, en échange de rations de nourritures, entre décembre 2013 et juin 2014. Les rebelles musulmans, les Séléka, et miliciens chrétiens, les anti-balakase livraient des combats sans merci. Une enquête a été ouverte par la Justice en vue de trouver les auteurs de ces crimes. Un autre avait avoué aussi avoir menti. "C'est la manifestation d'un manque de considération pour les parties civiles et cela alimente le soupçon de vouloir en terminer au plus vite avec ce dossier", avait-il ajouté.

Dans ses réquisitions, le parquet avait estimé qu'"il ne peut être affirmé à l'issue de l'information qu'aucun abus sexuel n'a été commis", mais que les éléments recueillis et "la variation des témoignages ne permettent pas d'établir des faits circonstanciés et étayés à l'encontre des militaires" entendus, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Emmanuel Daoud, avocat de l'ONG Ecpat qui lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants, a déclaré que le recours contre cette décision était très probable.

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