Nucléaire iranien: les Européens font bloc devant Trump

Le président des États-Unis Donald Trump

Associated Press Le président des États-Unis Donald Trump

Une fois sa décision prise, le Parlement peut décider de remettre en vigueur certaines sanctions ou modifier l'Inara pour mettre fin à la nécessité d'être informé tous les trois mois.

L'Iran a immédiatement réagi.

"La bonne mise en œuvre de l'accord devait être accompagnée d'un dialogue renforcé avec l'Iran sur son programme balistique et sa politique régionale, afin de garantir une meilleure stabilité au Moyen Orient", a poursuivi Macron.

" La communauté internationale doit se préparer à une possible sortie des Etats-Unis de l'accord nucléaire d'ici quelques jours", a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs de cet accord, cité par l'agence de presse officielle iranienne Irna.

Sur son compte Twitter, Mohammad Javad Zarif, a estimé que la réunion de Bruxelles avait démontré un " solide consensus " autour du respect par la République islamique de ses engagements, de son droit à tirer les bénéfices économiques de cet accord et d'un rejet de toute initiative portant atteinte à l'accord.

Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, Donald Trump ne fait pas mystère de son intention de voir annulée cette convention d'encadrement du programme nucléaire iranien, conclue sous la présidence de son prédécesseur démocrate Barack Obama entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, France, Royaume-Uni, Etats-Unis et Russie) plus l'Allemagne et l'Union européenne.

Dans le même temps, le Trésor américain a imposé ce même jour de nouvelles sanctions ciblées contre 14 personnes ou entités iraniennes, notamment pour des "violations des droits de l'Homme". Et le 45e président de menacer de se retirer "à tout moment " de cet accord. Donald Trump énumère quatre exigences devant figurer dans la loi: l'exigence que l'Iran autorise sans délai toute inspection demandée par l'AIEA; la garantie que l'Iran ne soit "jamais près" de posséder l'arme atomique; l'absence de date d'expiration pour ces obligations; la stipulation explicite que "les missiles balistiques et l'arme nucléaire sont inséparables".

Le président veut que le Congrès modifie la loi qui réexamine la participation des Etats-Unis à l'accord nucléaire pour qu'elle comprenne des "points de déclenchement" qui, s'ils n'étaient pas respectés, déboucheraient sur la réinstauration de sanctions par les Etats-Unis, a dit ce responsable. Des travaux ont déjà commencé en ce sens, a ajouté le responsable.

L'urgence aux yeux des Européens restait toutefois de faire une nouvelle fois bloc face à M. Trump pour défendre l'accord international. Et ce, sans inclure dans le processus les Iraniens, pourtant signataires de l'accord de Vienne.

Dernières nouvelles