Donald Trump menace de couper les aides financières aux Palestiniens

Donald Trump menace de suspendre l’aide financière aux Palestiniens

Une loi pour compliquer le partage de Jérusalem

Le président de l'Autorité palestinienne avait déjà reporté cette rencontre prévue initialement en décembre 2017, justement après les déclarations de Donald Trump concernant le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Les Palestiniens ne céderont pas au "chantage" des Etats-Unis, a prévenu, hier, une responsable palestinienne après la menace du Président américain Donald Trump de couper l'aide financière des Etats-Unis aux Palestiniens accusés de ne pas vouloir négocier avec Israël.

" Nous payons les Palestiniens des centaines de millions de dollars par an sans obtenir de reconnaissance ou de respect " de leur part, a tweeté Donald Trump. Pour rappel, les États-Unis ont versé, en 2016, 319 millions de dollars (264 millions d'euros) d'aide aux Palestiniens via leur agence de développement (USAID), selon des chiffres disponibles sur le site de l'agence.

L'année commence donc par des menaces. Cela fait suite à la contestation de sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël.

"Nous ne sommes pas opposés à reprendre des négociations, mais elles doivent être fondées sur le droit international et les résolutions (de l'ONU) qui ont reconnu un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-est comme capitale", a ajouté le porte-parole. Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine, a rétorqué en dénonçant un "chantage" avant de déclarer: "les droits des Palestiniens ne sont pas à vendre". "Une déclaration de guerre ", a estimé le président palestinien Mahmoud Abbas.

"Depuis cette annonce, condamnée le mois dernier par l'ONU, l es États-Unis avaient menacé de prendre des mesures de rétorsion". "Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution aux Nations Unies". Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, est également chargé de travailler sur un plan de paix. Plus d'éclairages avec Daniel Haïk, correspondant i24NEWS à Jérusalem.

Le Parlement israélien a adopté mardi un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d'un futur accord de paix.

Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, est un sujet passionnel. Après l'annexion d'Al Qods-est, partie palestinienne de la cité, Israël a proclamé toute la ville comme sa capitale "éternelle et indivisible".

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