Notre-Dame-des-Landes: les élus de l'Ouest jouent leurs dernières cartes

Quel manque à gagner pour Vinci et les collectivités dans l'affaire NDDL ?

Aéroport NDDL : des associations dénoncent des "mensonges"

À Matignon, ils ont saisi la dernière chance de pousser leurs arguments sur le projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), lors d'une concertation ouverte il y a une semaine.

Concrètement, pour casser le contrat sans avoir à payer un dédommagement disproportionné, l'angle d'attaque juridique du gouvernement pourrait être de contester la clause d'annulation, si besoin devant les tribunaux administratifs. L'indemnisation de Vinci, si le contrat est résilié pour motif d'intérêt général, serait de 350 millions d'euros maximum selon les médiateurs. Un ministre du gouvernement, interrogé par Franceinfo sous le couvert de l'anonymat, juge cette clause " bizarre", car " tellement favorable au concessionnaire ".

Selon ce ministre, dont l'identité n'est pas révélée, cette clause pourrait permettre d'annuler le contrat pour deux raisons: "L'enrichissement sans cause" et "L'aide directe à une entreprise".

Le contrat prévoit en effet qu'une somme très importante, pouvant grimper jusqu'à 350 millions d'euros, sera versée au concessionnaire en cas d'arrêt du projet. L'essentiel est de dépassionner le débat et d'éclairer la décision du gouvernement avec le niveau local. Quatrième acteur mondial, Vinci Airports gère aujourd'hui 35 plateformes, dont treize en France.

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