Côte d'Ivoire/Inter/ Macron demande le respect de l'accord nucléaire avec l'Iran

Téhéran et l'UE font bloc face à Trump pour défendre l'accord nucléaire

Accord sur le nucléaire iranien – La décision de Trump sur les sanctions envers l'Iran attendue vendredi

Il avait d'ailleurs "décertifié " celui-ci en octobre dernier, au motif que Téhéran n'en "respectait pas l'esprit ", une simple rhétorique (qui avait toutefois provoqué une chute du rial iranien à des planchers historiques) puisqu'il n'avait pas été jusqu'à décider dans la foulée un rétablissement des sanctions. Le quotidien régional ajoute qu'il a été "conclu entre Téhéran et les puissances du groupe P5 + 1 (États-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine), après d'âpres négociations, sous le second mandat de Barack Obama".

La décision devait être finalisée lors d'une ultime réunion de son conseil de sécurité, jeudi après-midi, où son conseiller à la sécurité, H.R. McMaster, son secrétaire à la Défense, Jim Mattis, et le secrétaire d'Etat Rex Tillerson sont favorables au maintien de la suspension des sanctions.

Une source diplomatique, citée par Le Monde, affirme que "le sujet des droits humains aurait bien été évoqué mais 'isolé' du reste de la discussion" et "les journalistes n'ont pu poser aucune question, ni sur ce sujet ni sur d'autres".

Sur son compte Twitter, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a estimé que la réunion de Bruxelles avait démontré un "solide consensus" autour du respect par la république islamique de ses engagements, de son droit à tirer les bénéfices économiques de cet accord et d'un rejet de toute initiative portant atteinte au JCPOA.

"Il n'y a pas aujourd'hui d'indication qui pourrait laisser un doute sur le bon respect par la partie iranienne de l'accord puisque l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) confirme régulièrement (sa) bonne mise en oeuvre", a fait valoir le ministre français Jean-Yves Le Drian. "Il n'y a pas de solution de remplacement à cet accord", a surenchéri le Britannique Boris Johnson. Jeudi, M. Zarif a prévenu que "tout acte qui sape l'accord nucléaire est inacceptable".

L'Union européenne vient une fois de plus de faire preuve de sa veulerie et de sa cecité complice face à l'Iran.

Une façon de montrer à l'administration Trump que ses critiques véhémentes sur ces sujets sont entendues de l'autre côté de l'Atlantique.

L'Allemand Sigmar Gabriel s'est prévalu d'un accord de principe de la part de M. Zarif pour commencer un "dialogue" sur "un changement de comportement dans la région".

"Si l'on veut construire un soutien mondial à cet accord, il faut clairement que l'Iran montre qu'il peut se comporter en bon voisin dans la région", a commenté M. Johnson. "Ceci n'a rien à voir avec l'accord nucléaire (.) mais il y a un besoin urgent de le faire", a-t-il expliqué.

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