La Banque mondiale relève sa prévision de croissance pour 2018

A Marseille en 2017

La Banque mondiale relève sa prévision de croissance pour 2018

Le taux de croissance du produit intérieur brut réel (PIB réel) de l'Algérie devrait s'établir ainsi à 3,6% en 2018, indiquent les prévisions de la Banque mondiale, publiées dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales. Selon les projections, la croissance de la région MENA s'accélérera pour atteindre 3 % en 2018, contre 1,8 % en 2017. L'organisation estime en outre que les pays du CCG devraient tirer les performances régionales vers le haut en 2018, avec une croissance qui pourrait grimper à 2 % contre 0,7 % en 2017, notamment grâce aux réformes lancées pour diminuer leur dépendance au pétrole.

"Nous allons revoir à la hausse notre prévision de croissance sur le quatrième trimestre écoulé, le dernier trimestre de 2017, on va passer de 0,5% à 0,6%", a-t-il déclaré sur LCI, à la veille de la publication de l'enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France pour décembre. Quant au Japon, la croissance est anticipée à 1,3%.

Malgré tous ces signaux d'optimiste, les économistes de l'organisation basée à Washington demeurent prudents. Selon l'institution cette reprise de la croissance risque cependant d'être de courte durée. L'organisation affirme toutefois craindre qu'un " resserrement abrupt " des conditions financières mondiales compromette la croissance. A terme, le ralentissement de la croissance potentielle- qui mesure la vitesse à laquelle une économie peut progresser lorsque la main-d'œuvre et le capital sont pleinement employés- pourrait éroder les progrès enregistrés dans l'amélioration des niveaux de vie et la réduction de la pauvreté à travers le monde. Avec le rebond des investissements, de la production et des échanges commerciaux, la croissance mondiale, exprimée en dollars, atteindrait 3,1 %. Ce ralentissement est généralisé puisque les économies touchées représentent plus de 65 % du PIB mondial. En octobre, le Fonds monétaire international avait revu à la baisse sa prévision de croissance pour le Liban, à 1,5 % contre 2 % auparavant. Si rien n'est fait pour renforcer la croissance potentielle, ce fléchissement pourrait se poursuivre durant une bonne partie de la décennie au risque de voir la croissance ralentir d'un quart de point de pourcentage en moyenne dans le monde et d'un demi-point de pourcentage en moyenne dans les pays émergents et en développement pendant cette période.

La Banque mondiale encourage également les gouvernements à investir dans l'éducation et les services de santé et investir dans les infrastructures dans les pays émergents pour doper l'économie.

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