Yann Moix recadré pour ses propos sur les camps de migrants

On n'est pas couché: Yann Moix dénonce le traitement des migrants

Capture France 2

Employé par Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement invité dans On n'est pas couché , ce terme a poussé le chroniqueur de Laurent Ruquier à dénoncer le traitement des migrants des CRS à Calais.

Yann Moix n'a jamais eu sa langue dans sa poche. "J'y passe régulièrement des jours et des nuits depuis quelques mois, et ce que je vois de l'honneur de la République ce sont des CRS qui gazent les couvertures de jeunes de 18 à 25 ans et l'eau potable". C'est précisément pour cela que Laurent Ruquier en a fait l'un de ses chroniqueurs dans l'émission "On n'est pas couché", où l'écrivain a pris l'habitude d'être, par ses saillies verbales, à l'origine de nombreuses séquences virales sur les réseaux sociaux.

"Si l'honneur de la République est de frapper des enfants à coups de matraque ou de gazer l'eau potable Monsieur Griveaux [.] je n'appartiens pas à la même République que vous et j'aimerais que vous nous présentiez sinon des excuses, du moins un programme fiable, pour éviter que la République française ne se transforme en ce qu'elle a déjà été capable de faire, une machine à humilier les juifs pendant la guerre et à humilier les Arabes dans les années 1960", a-t-il dénoncé laissant la parole à Benjamin Griveaux. Il a expliqué que les comportements allégués "s'ils étaient avérés", étaient "inadmissibles". "Si ce que vous dites est avéré, je vous invite à confier cela à la justice plutôt que sur un plateau de télévision".

De l'autre côté de l'écran, c'est la préfecture du Pas-de-Calais qui a semblé outrée en entendant les accusations de Yann Moix, au point de réagir dans la foulée, via le compte Twitter du préfet du département.

La préfecture du Pas-de-Calais a souhaité rappeler que "les CRS ne tabassent pas les jeunes migrants" ni "ne contaminent l'eau potable" ou "gazent leurs couvertures".

"Aucun des faits évoqués ont fait l'objet de signalements aux services de l'État et de la justice", pouvait-on lire sur le réseau social. Dans une série de tweets, la préfecture s'est indignée du réquisitoire de Yann Moix à l'encontre des forces de police. Devant ces affirmations, la préfecture du Pas-de-Calais a tenu à répondre " L'État assure une prise en charge de 400 migrants dans des conditions dignes, que les services de l'État renseignent quotidiennement les migrants sur les dispositifs de mise à l'abri et sur l'ensemble des droits dont ils disposent".

Dernières nouvelles