Vaccins obligatoires depuis le 1er janvier

Vaccins obligatoires depuis le 1er janvier

Vaccins obligatoires depuis le 1er janvier

L'extension de l'obligation vaccinale répond donc à un impératif majeur de santé publique. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a précisé les modalités de son application ce vendredi 5 janvier, à l'occasion d'une conférence de presse qui s'est tenue au Ministère.

Huit pathologies, qui faisaient jusque-là l'objet d'une simple recommandation vaccinale chez les nourrissons, passent désormais sous le coup de la vaccination obligatoire, au même titre que la diphtérie, le tétanos, et la poliomyélite.

Les spécialistes ont ensuite pris l'exemple de la rougeole, une maladie infantile qui a été à l'origine de 20 décès "à la fin des années 2000 ": "des décès qui auraient normalement dus être évités grâce à l'immunité de groupe " a soulevé le Dr. Daniel Lévy-Bruhl.

Il pointe aussi du doigt la faible vaccination contre le méningocoque C. "Le vaccin a été introduit en 2010". "Contre la théorie du complot, il n'existe malheureusement aucun vaccin " a-t-elle déploré. "L'opinion publique est alarmée", s'est exclamé Serge Rader, à la fois pharmacien et correspondant d'un journal italien spécialisé, l'invitant à "assumer ses responsabilités" et déclenchant une vive réaction de la part de cette dernière.

Agnès Buzyn souhaite que toutes les familles "soient informées sur la nécessité de ne pas envoyer à l'école un enfant qui a potentiellement la grippe".

"Les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités, je les assume et j'en suis fière". L'OMS estime que la couverture vaccinale de la population doit atteindre 95% pour la plupart des maladies infectieuses pour être efficace.

Pour être dans les règles, les injections devront avoir lieu entre les deux mois et les 18 mois du bébé. 6 rendez-vous de consultation peuvent suffire. Pour les enfants nés avant le 1 janvier 2018, le contrôle continue de porter sur la vaccination DTP.

Aux anti-vaccins qui refusent de passer de trois à onze vaccinations obligatoires, la ministre de la Santé Agnès Buzyn rétorque que certaines maladies, contre lesquelles des vaccins étaient uniquement recommandés et non obligatoires, font toujours des victimes. En l'absence de ces documents (ou d'un certificat de contre-indication à la vaccination), l'admission serait provisoire.

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