125 "ruptures conventionnelles collectives" envisagées dans la région — Pimkie

125

125 "ruptures conventionnelles collectives" envisagées dans la région — Pimkie

Le siège PSA à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), le 2 octobre 2017. En tout cas, les ruptures conventionnelles collectives, ce nouveau dispositif qui permet aux employeurs de proposer à plusieurs salariés des départs sur la base du volontariat et sans motif économique, ont trouvé un large écho médiatique.

La réforme du Code du travail, créée par les ordonnances est entrée en vigueur depuis le 1er janvier. Lundi après-midi, c'est la direction de l'enseigne de prêt à porter Pimkie qui convoque un comité d'entreprise à Villeneuve d'Ascq, dans le Nord pour lancer des négociations. La CGT, citée par Le Figaro, a d'ailleurs expliqué que les salariés seraient fixés sur leur sort dès le début du mois de février puisque trois autres réunions sont prévues d'ici-là entre la direction et les syndicats pour arriver à un accord sur ces départs qui devront être volontaires. En effet depuis 2015, l'entreprise est déficitaire et les pertes enregistrées par Pimkie s'élèvent à 45 millions d'euros. Plus de 200 emplois, sur les 1.900 du groupe en France, pourraient disparaître avec ce plan de restructuration, selon les syndicats.

"L'objectif est d'anticiper les transformations majeures et de renforcer l'employabilité des salariés à chaque étape de leur vie professionnelle", soutient l'entreprise qui rappelle que "plus de 6.000 mobilités et 1.400 parcours de reconversions internes ont été réalisées" l'an passé.

Les ruptures conventionnelles collectives s'adresseraient en grande majorité aux effectifs dits de "structure", c'est-à-dire les postes rattachés à la communication, aux ressources humaines, au département juridique, à la direction financière, etc. Ce périmètre rassemble près de 27.000 personnes, d'après les chiffres communiqués par PSA. La porte ouverte à des plans sociaux déguisés? Dans un communiqué, elle a regretté des départs "de moins en moins volontaires" et une "explosion de la précarité avec en production, près de 8.000 travailleurs intérimaires pour moins de 30.000 ouvriers CDI en production".

Dernières nouvelles