On s'est demandé si Hugo Clément n'avait pas tué quelqu'un

Hugo Clément.- Wikipedia Commons

Hugo Clément. Wikipedia Commons

Les journalistes de Libération se sont donc davantage intéressés à lui pour lui consacrer un portrait.

Rarement, on a vu autant de gens se précipiter pour nous raconter les pires histoires sur un individu tandis que ses amis supposés dans le milieu refusaient poliment de répondre à toutes questions.

Depuis quelques semaines Hugo Clément fait beaucoup parler de lui. A Bangumi, la boîte de prod, on apprécie ce chien ramenant toujours des infos, talentueux, intelligent même si pas cultivé.

En cause "sa propension à croire qu'il réinvente le journalisme, à s'indigner tous les quatre matins en ligne et à donner des leçons en tartuffe moraliste". Revenant sur sa boulette lorsqu'il "laissait entendre que le convoi de Macron au Burkina Faso était attaqué et que le Président était potentiellement en danger" alors qu'il "n'était pas sur place", Libération évoque ensuite le "melon d'Hugo Clément qui grossissait au fil de ses retweets et de ses mentions 'J'aime' sur Instagram". À commencer par Louis Lepron, rédacteur en chef de Konbini, qui a taclé le "vieux journal papier" sur Twitter.

C'est un article qui va jeter un froid entre Libération et Hugo Clément. Au détour d'une phrase, Quentin Girard, l'auteur du portrait, explique qu'Hugo Clément aurait eu pour surnom "Ego Clément" lorsqu'il travaillait à Bangumi, la société de production de Yann Barthès, qui produit notamment Quotidien. Le quotidien conclut: "On souhaite bonne chance à Hugo Clément pour faire preuve d'impertinence face au pouvoir et pour renouveler le journalisme". A part Hugo Clément lui-même, c'est la seule qui témoigne à visage découvert: "Je trouve ça hypocrite de se faire passer pour un modèle de Tintin reporter progressiste, pour le champion antiraciste de la défense des opprimés alors que ce n'est pas du tout le genre de personne que j'ai connu". ". Ses collègues l'avaient donc surnommé "Ego Clément ". Je ne l'ai jamais entendu. Si Hugo Clément, qualifié de "garçon qui n'a pas l'habitude d'être contesté", n'a pas encore réagi sur les réseaux sociaux alors qu'il est très actif sur Twitter, ses anciens collègues de Quotidien sont montés au créneau pour le défendre. Et d'ajouter: "Je n'ai pas répondu au journaliste car les questions reçues par mail étaient très orientées". Pas envie de participer à un portrait à charge, a ainsi twitté Azzeddine Ahmed-Chaouch. Je n'ai jamais lu un portrait aussi violemment orienté, surtout dans Libé.

Il a été appuyé par Étienne Carbonnier peu après: "Je confirme: je n'ai jamais entendu ce surnom moi non plus".

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