Vaccins, Smic, amendes, gaz... : ce qui change (et augmente) au 1er janvier

Image d'illustration

Image d'illustration

A chaque 1er janvier de chaque année, une batterie de réformes sociales, fiscales et juridiques évoluent.

Salaires et impôtsLe Smic est revalorisé à 9,76 euros brut (contre 9,67 euros en 2017), soit un salaire de 1 498,47 euros brut par mois (1 188 euros net).

Pour réduire la consommation, le gouvernement d'Emmanuel Macron a prévu des augmentations pour atteindre d'ici 2020 un prix de 10 euros le paquet de 20 cigarettes.

Cotisations maladie et chômage En contrepartie de cette hausse de la CSG, les cotisations sociales (maladie et chômage) vont baisser de 2,2 points pour les salariés, soit 46 euros en moins pour les personnes touchant le Smic. Le SMIC mensuel va peser de 1480,27 euros bruts à 1498 euros bruts (pour un temps plein travaillé).

Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15%). La contribution sociale généralisée va ainsi augmenter de 1,7 point, une mesure qui garantira le financement de la protection sociale.

Enfin c'est en 2018 que le bulletin de paie simplifié est généralisé à toutes les entreprises. L'objectif est de rendre le travail plus rémunérateur, et 21 millions d'actifs du secteur privé vont en profiter. Les libellés sont désormais plus clairs, avec une structuration par postes de charges.

Ils bénéficieront ainsi de baisses de cotisations: -2,15 points sur les cotisations famille et l'exonération des cotisations maladie et maternité. Une hausse permise grâce à une revalorisation mécanique du salaire minimum et à l'exonération des cotisations chômages et maladie. Les autres contributions dues par l'employeur fusionneront en une seule ligne.

Le 1er janvier marque la hausse de la CSG. Il passera de 0,73 à 0,80 euro. Pour rappel, la rémunération de stage est due dès que la durée du stage excède deux mois consécutifs.

Un prélèvement forfaitaire unique de 30% est mis en place sur l'ensemble des revenus mobiliers, à l'exception du Livret A, du PEA (épargne en actions) et des contrats d'assurance-vie de moins de 150.000 euros et gardés plus de huit ans.

Les PEL et CEL taxés Les intérêts des plans d'épargne logement (PEL) et Comptes Epargne Logement (CEL) ouverts à compter du 1er janvier 2018 seront désormais taxés dès la première année. Concrètement c'est la disparition du RSI pour être intégré dans le régime de la Sécurité Sociale.

Les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz sont remplacés par le chèque énergie.

Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie, augmenteront en moyenne de 6,9% en janvier, du fait notamment de la hausse d'une taxe qui n'épargnera pas les autres contrats.

Les prix à la pompe augmentent de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l'essence.

"Le chèque énergie ", expérimenté depuis 2016 dans quatre départements, sera étendu à tout le pays et versé désormais automatiquement. Soit 4,95 euros pour un Colissimo France de moins de 250 g.

Le gouvernement offre 1.000 à 2.000 euros (2.500 euros pour l'achat d'un modèle électrique) aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les Diesel) pour en acheter une récente. Cette "prime à la conversion" montera à 2 500 euros pour l'achat d'un modèle électrique.

Vaccins. Après un vif débat de plusieurs mois, le passage de trois à onze vaccins obligatoires prendra effet le 1 janvier 2018 et le gouvernement espère qu'il permettra de restaurer la confiance dans la vaccination. À la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite s'ajoutent la coqueluche, le vaccin rougeole-oreillons-rubéole, l'hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C.

Ces onze vaccins seront indispensables à l'enfant pour être admis en collectivité (crèche, école.).

Forfait hospitalier. Le forfait hospitalier augmente de 2 euros pour passer à 20 euros par jour, une dépense prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent.

Ainsi, la participation du patient passera donc de 18 euro à 20 euro par jour en hôpital ou en clinique et de 13,5 euros à 15 euros par jour dans les services psychiatriques.

Ce sont les villes maintenant qui vont fixer elles-mêmes les prix du stationnement et des amendes. Certaines communes ont décidé de laisser ce forfait à 17 euros, sous réserve d'un paiement dans les 48 heures, comme à St-Nazaire et St Brieuc.

Dernières nouvelles