La requête de patients de Saint Gaudens rejetée — Levothyrox

Les plaignants du procès Levothyrox déboutés

Le tribunal de Saint Gaudens estime que Merck France avait fait ce qu'il fallait pour accompagner les patients. REMY GABALDA AFP

Merck a annoncé jeudi dernier que 100 000 nouvelles boîtes de l'ancienne formule du Levothyrox étaient disponibles en France et que 100 000 autres étaient en cours d'acheminement pour début 2018. Pour Me Lévy, ce jugement "reprend les arguments de Merck". Le juge des référés a avancé plusieurs motifs au rejet de la requête: "absence de certificats médicaux" sur les effets néfastes du médicament, "existence de substituts", "seulement 0,6 % soit 15 600 des 2,6 millions personnes traitées par levothyrox concernées par ce problème et mise sur le marché par le laboratoire de 218 080 boîtes", selon les termes de l'avocat des patients plaignants, repris par l'AFP.

"Le juge [.] a reconnu qu'il n'y avait dans ce dossier ni caractère d'urgence ni préjudice d'angoisse", a indiqué à Franceinfo Thierry Hulot, le patron des activités biopharmaceutiques du groupe Merck en France.

Le 11 janvier, une nouvelle décision en référé doit être rendue par le tribunal de Toulouse. "Merck s'est toujours conformé aux demandes des autorités de santé, qu'il s'agisse de l'injonction d'améliorer la formule de Levothyrox ou de réintroduire temporairement de l'ancienne formulation de manière à faciliter la transition pour les patients qui en avaient exprimé le besoin", a-t-il précisé. Cette condamnation était assortie d'une astreinte de 10 000 euros par jour par infraction constatée. "Ils souffrent le martyr et ne savent pas pourquoi " Lors de l'audience du 4 décembre, ce sont une quarantaine de patients qui demandaient aux juges des référés de Saint-Gaudens de leur fournir, en urgence, l'ancienne formule du Levothyrox.

Par ailleurs, d'autres audiences sont prévues. L'association Vivre sans thyroïde a déposé un référé devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris, lequel sera étudié le 26 janvier.

Me Lévy prépare encore plusieurs assignations: Castres (Tarn) en janvier, puis plus tard à Montauban, Pau, Albi...

Comme à Toulouse, l'avocat du laboratoire Merck, Antoine Robert, a soulevé l'incompétence du tribunal de grande instance de Saint-Gaudens, estimant que seule la justice administrative est compétente dans ce domaine et non pas les juridictions civiles. Enfin, on sait depuis le 19 décembre que le procès de l'action collective contre le laboratoire aura lieu le 1 octobre 2018. Nous ne sommes pas des crétins. Les chiffres du laboratoire et du ministère sont faux.

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