Le Segréen Jean Mercier relaxé — Euthanasie

Jean Mercier lors de son procès en 2015 à Saint-étienne.  AFP

Jean Mercier lors de son procès en 2015 à Saint-étienne. AFP

Jean Mercier et son épouse Josiane étaient mariés depuis 55 ans.

Condamné en première instance pour non-assistance à personne en danger, la justice a estimé, dans un second temps, que son geste devait être considéré comme un geste positif. C'est une peine de trois de prison avec sursis qui avait été réclamée à son encontre, en octobre 2015, par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne.

"On a gagné, c'est super!" Le parquet avait formé un pourvoi en cassation.

Jean Mercier, natif de Segré, va pouvoir reprendre son existence là où il l'avait laissée.

La cour de cassation a rendu sa décision: Elle rejette le pourvoi du Parquet Général de Lyon, confirmant l'arrêt de relaxe rendu en novembre 2016 par la cour d'appel de Lyon. Une décision qui pourrait bien relancer prochainement le débat sur la fin de vie en France.

Un "terrible acharnement contre un homme (...) coupable d'un acte d'amour", avait renchéri Jean-Luc Romero, président de l'association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

Selon Fabienne Goget, avocate générale lors de l'audience en appel, Josanne Mercier "n'était pas en fin de vie, elle n'était pas atteinte d'un mal incurable, elle souffrait d'arthrose, d'anxiété (.) La mort n'était pas la seule issue".

Un grand jour pour le Stéphanois Jean Mercier.

Dernières nouvelles