Le prix des médicaments sans ordonnance flambe

Les prix des médicaments vendus sans ordonnance ont progressé en un an de 4,3%

Le prix des médicaments sans ordonnance flambe

Des médicaments jusqu'à 4 fois plus chers d'une pharmacie à l'autre, des prix qui ont augmenté de 4,3% en moyenne en un an: l'étude réalisée par l'association Familles rurales sur le prix des médicaments sans ordonnance appelle les Français à la vigilance. Elle donne l'exemple du lait infantile Gallia vendu en moyenne moins cher en grande et moyenne surface, mais que l'on peut trouver moins cher en officine, au prix de 17,44 € contre 20,07 euros en GMS. Entre 2016 et 2017 seuls deux médicaments sont en baisse: Imodiumcaps (-2,20 %) et Strepsils (-1 %). La boîte de sérum Physiologica peut varier de 9,90 € en pharmacie à 1,49 €.

A l'heure des rhumes, de la grippe et de la gastroentérite, ceux qui seraient tentés de recourir à l'automédication et donc aux médicaments vendus sans ordonnance seraient bien avisés de comparer les prix, et de prévoir un certain budget. Autre exemple: le Dacryum (solution de lavage oculaire) a subi une hausse de 9,6% par rapport à l'an dernier avec des écarts de prix entre 1,95€ et 8,50€ la boîte, soit 3,4 fois plus cher.

Depuis 2010, l'association scrute l'évolution tarifaire d'une quinzaine de produits, parmi les plus consommés. "Ce qui constitue de fait un véritable frein" à la lutte contre le tabagisme, pointe Familles rurales. "Sur l'ensemble des prix relevés, les médicaments sont en moyenne 24% moins chers sur internet mais les frais de port gomment cet avantage".

"En comparant les prix, le consommateur peut économiser en moyenne 2,78 euros et jusqu'à plus de 4 euros sur une boîte (.), s'il existe plusieurs présentations pour un même produit", souligne l'association. Les grandes et moyennes surfaces ne sont pas nécessairement meilleur marché que les pharmacies. "Gare aux idées reçues", prévient le président de Familles rurales, Dominique Marmier.

Face à ce constat, l'association interpelle les pharmaciens et leur demande "plus de transparence dans leurs pratiques commerciales. Mais cela ne doit pas justifier des écarts de prix de 1 à 4, ni l'absence d'information du consommateur".

La vente des médicaments sur Internet est autorisée depuis 2013, néanmoins, 20 % des sites visités par Familles rurales n'affichent toujours pas le logo européen pourtant obligatoire pour distinguer les officines en ligne agréées.

Son étude (document PDF), publiée mardi 12 décembre, porte sur des relevés effectués dans 40 magasins et sur 43 sites internet en octobre 2017. Mais certaines pharmacies font dans l'excès, avec un prix culminant à 9,90 EUR, contre 7,60 EUR maximum en GMS.

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