La méditation, une arme contre le vieillissement

Un anticorps pour réduire les crises de migraine

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Et cela aurait bien sûr un effet positif sur le vieillissement cérébral avec une amélioration des fonctions cognitives des personnes concernées.

Résultat, les experts de la méditation présentaient une moindre diminution de volume et de fonctionnement de certaines structures cérébrales que chez des non méditants du même âge.

C'est pourquoi des chercheurs de l'Inserm de Caen et de Lyon ont exploré la possibilité que la méditation puisse décaler de quelques années l'âge auquel les changements cérébraux (et donc le risque d'Alzheimer) apparaissaient. Ces changements physiologiques peuvent être exacerbés par le stress et une mauvaise qualité du sommeil. Une piste pour lutter contre la maladie d'Alzheimer? " Nous avons sélectionné six " experts méditants " - dont le moine bouddhiste Matthieu Ricard - âgés en moyenne de 65 ans et pratiquant la méditation depuis longtemps et régulièrement (entre 15 000 et 30 000 heures chacun), selon différents courants traditionnels bouddhistes, explique Gaël Chételat".

Pour cette étude présentée jeudi, le cerveau de 73 seniors, âgés de 65 ans en moyenne, ont été étudiés. Un groupe plus large de 186 personnes âgées de 20 à 87 ans a également été inclus pour évaluer les effets classiques du vieillissement sur le cerveau et mieux comprendre les effets particuliers de la méditation.

Selon ces chercheurs, cette méditation aurait la faculté d'activer des zones du cerveau impliquées dans le contrôle et la perception de la douleur, ce qui expliquerait ce ressenti amoindri des patients.

L'ensemble des personnes ayant participé à cette étude ont été soumises à des examens neurologiques.

Résultats: " Nous avons mis en évidence des différences significatives au niveau du volume de la matière grise (constituée par les noyaux des neurones) et du métabolisme du glucose, le carburant énergétique du cerveau. En agissant sur ces deux facteurs, on complète ainsi la panoplie d'outils sur laquelle continuent de travailler les chercheurs du monde entier dont l'objectif est de retarder le plus possible l'apparition de la maladie.

Et les chercheurs de l'Inserm ont constaté que "le cortex frontal et cingulaire et l'insula des personnes pratiquant la méditation étaient plus volumineux et/ou avaient un métabolisme plus élevé que celui des témoins". "Quels sont les mécanismes qui permettraient à la médiation d'avoir cet impact positif sur le vieillissement cérébral?" s'interrogent aujourd'hui les chercheurs qui ont précisé que de nouvelles études seront nécessaires, sur des échantillons plus importants, pour confirmer ou pas ces premières observations. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Scientific Reports. Verdict sans appel: le bien-être psychologique et la réduction du stress liée à ces techniques ont bien une influence sur la prise de poids car ils ont pour effet de "réduire les quantités ingérées" et d'inciter ceux qui les pratiquent à "adopter un mode de vie plus sain et un régime équilibré".

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