Nucléaire : l'ASN autorise le redémarrage de la centrale du Tricastin

L'ASN AUTORISE EDF À REDÉMARRER LA CENTRALE DU TRICASTIN

L'Autorité de Sûreté Nucléaire autorise le redémarrage des réacteurs sur la centrale du Tricastin

Ce redémarrage de la centrale du Tricastin permet à EDF d'aborder le pic hivernal de consommation d'électricité avec un plus grand nombre de réacteurs nucléaires opérationnels que l'an dernier (seuls 4 ou devraient être indisponibles contre neuf l'année dernière).

EDF a réalisé des renforcements de la portion de la digue concernée, après avoir effectué des reconnaissances géotechniques permettant d'en caractériser plus finement la constitution. L'activité de ce complexe nucléaire situé à la frontière de la Drôme et du Vaucluse avait été suspendue fin septembre en raison des risques liés à une éventuelle inondation du site. L'unité n° 1 redémarrera fin décembre, le temps de remplacer une pièce située sur le circuit de refroidissement à l'arrêt. "Des renforts venus d'autres centrales viendront prêter main-forte aux équipes tricastines notamment dans les domaines de la maintenance lourde, des automatismes, de la chimie et du pilotage des installations pour raccorder les réacteurs au réseau électrique en toute sûreté", précise le service communication d'EDF Tricastin. L'ASN considère que l'état de la digue, après les investigations et les réparations menées par EDF, permet le redémarrage des réacteurs d'EDF et a donné son accord pour le redémarrage des réacteurs 2, 3 et 4. Toujours selon le gendarme du nucléaire, le groupe prévoit en outre de procéder à "un nouveau renforcement de la digue afin qu'elle résiste au séisme extrême défini dans le cadre des évaluations complémentaires de sûreté menées après l'accident de Fukushima, au Japon, survenu en 2011".

EDF s'est engagée à mettre en place une surveillance renforcée de la digue et a défini les mesures associées.

C'est l'unité de production n° 2 qui redémarrera la première cette semaine. L'ASN a examiné, avec l'appui de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, les éléments transmis par EDF pour justifier la résistance au séisme de la digue du canal de Donzère-Mondragon qui protège la centrale nucléaire du Tricastin. "On aura un passage janvier-février nettement meilleur que les années précédentes" en terme de disponibilité du parc nucléaire français, s'est félicité Dominique Minière.

Dernières nouvelles