Saad Hariri, premier ministre pour de bon

Le Premier ministre libanais Saad Hariri est revenu sur sa démission

Le Premier ministre libanais Saad Hariri est revenu sur sa démission

Pour marquer le coup, les membres du gouvernement libanais ont réitéré leur volonté de " se distancier " des conflits qui déstabilisent le Moyen-Orient dans un texte lu au parlement par le premier ministre Hariri.

Cette décision devrait apporter un peu de répit au Liban, où cette démission avait fait naître la crainte d'une nouvelle période de forte instabilité politico-économique dans un pays profondément divisé entre deux axes régionaux.

Le premier ministre libanais est revenu, mardi 5 décembre, sur sa démission, un mois après cette décision surprise qui avait pris de court le Liban et la communauté internationale.

Depuis, les deux camps rivaux au Liban - l'un dirigé par Saad Hariri et appuyé par Riyad et l'autre mené par le Hezbollah chiite et soutenu par l'Iran - cherchaient à trouver un compromis pour éviter au pays un nouveau séisme politique. Hariri avait invoqué l'ingérence de l'Iran et du Hezbollah dans les conflits de la région.

"Le but est de soutenir un processus politique dans un moment crucial (...) Ce sera un message à la fois aux acteurs libanais et aux pays de la région", a-t-on indiqué au Quai d'Orsay.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri au milieu de ses partisans le 22 novembre 2017 à Beyrouth
Le Premier ministre libanais Saad Hariri au milieu de ses partisans le 22 novembre 2017

Cette réunion gouvernementale était la première depuis l'annonce de la démission de M. Hariri, le 4 novembre, à Riyad, en Arabie saoudite, qui avait ouvert une crise politique.

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri (à gauche), et le président Michel Aoun (à droite), le 5 décembre 2017 à Baabda (Liban).

Mais la participation active du Hezbollah chiite au conflit syrien aux côtés de Bachar al-Assad et les accusations de l'Arabie saoudite voulant que le Hezbollah intervienne également au Yémen en soutenant les rebelles Houtis, ont miné la confiance au sein du gouvernement qui se compose d'éléments chrétiens, sunnites et chiites.

Il est rentré au Liban trois semaines plus tard, après une "exfiltration" négociée par la France, et avait gelé sa démission.

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