Affaire Grégory: un corbeau menace de mort le procureur de Dijon

Le procureur reconnaît que cette lettre témoigne d'un climat un peu pesant dans cette affaire

Le procureur reconnaît que cette lettre témoigne d'un climat un peu pesant dans cette affaire

Il y a 33 ans, le petit Grégory Villemin âgé de 4 ans avait été retrouvé mort dans la Vologne, une rivière des Vosges. C'est en ces mots que le procureur de Dijon, Jean-Jacques Bosc, partie prenante dans l'affaire Grégory, a été menacé de mort dans une lettre anonyme reçue le 11 août dernier, selon France Info.

Selon une information de France Inter, le courrier "commence par une insulte, avant de formuler des menaces plus précises: "TU PREND LA MEME DIRECTION QUE LE PTI JUGE LAMBERT".

Le corbeau fait ainsi référence au suicide de l'ancien juge de l'instruction Jean-Michel Lambert en juillet dernier. "Y'a un sac qui t'attends", peut-on lire sur cette lettre dévoilée ce mardi par France Inter. Tu sauras jamais pour le petit", rédige le corbeau sa missive avant de la conclure ainsi: "Justice est faite pour Lambert et les autres.

Si le parquet de Dijon reçoit de nombreuses lettres depuis la relance de l'affaire en juin 2017, ce cas de figure semble bien différent. Cette lettre de menace est directement adressée au procureur.

Le lieu d'expédition ne pouvant être retrouvé, la lettre a été analysée par un expert, qui a révélé avoir isolé un profil ADN masculin sur le courrier et l'enveloppe, " ainsi que 13 mélanges d'ADN masculin et féminin.

Mais cet ADN est inconnu, il ne correspond à aucun autre déjà prélevé depuis le début de l'affaire qui n'en finit pas de faire parler.

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