États-Unis : Le décret anti-migration validé par la Cour suprême

Donald Trump dans la salle Est de la Maison Blanche le 31 juillet 2017. Ph. Pablo Martinez- AP

Donald Trump dans la salle Est de la Maison Blanche le 31 juillet 2017. Ph. Pablo Martinez- AP

Pour le président Trump, ses décrets n'étaient pas orientés contre les musulmans, mais plutôt pour la sécurité nationale. Il s'agit donc pour le président américain d'une première victoire après que les deux précédentes versions du décret ont été tour à tour retoquées par la justice. Cette mesure très controversée vise à interdire l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de six pays dont la population est majoritairement de confession musulmane à savoir l'Iran, la Libye, la Syrie, le Yémen, la Somalie et le Tchad.

Les Nord-Coréens et certains responsables du gouvernement vénézuélien sont également concernés mais le décret s'appliquait déjà dans son intégralité à leur encontre. Ce texte a été bloqué, mi-octobre, par un juge de Hawaï, qui estimait qu'il peinait à démontrer en quoi l'entrée autorisée à plus de 150 millions de ressortissants étrangers des pays visés " nuirait aux intérêts des Etats-Unis ". La décision, prise par sept juges sur neuf, rétablit ainsi la mesure emblématique de l'administration Trump qui a été suspendue par de multiples juges, en première instance et en appel.

La Cour suprême précise dans son jugement que les décisions des juridictions inférieures sont suspendues le temps qu'elles soient examinées par les cours d'appel fédérales de San Francisco et Richmond (Virginie), qui doivent entendre dès cette semaine les arguments des parties.

"Le décret est légal et essentiel pour la protection du pays", a ainsi déclaré un porte-parole. "C'est malheureux que le décret puisse être désormais appliqué totalement", a d'ores et déjà déploré l'un des responsables de l'Association de défense des droits civiques (ACLU). "Nous continuerons à nous battre pour la liberté, l'égalité et pour ceux qui ont été injustement séparés de leurs bien-aimés", a poursuivi Omar Jadwat.

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