Macron juge "ridicule" la polémique sur son attitude avec Kaboré

Macron : Le Burkina, « emblème de l'aspiration démocratique de la jeunesse africaine »

Emmanuel Macron veut faire du français la première langue d'Afrique et du monde

Explications de Philippe Hugon, directeur de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégiques en France (audio).

Entamant une tournée en Afrique, la première depuis son élection, Macron a voulu poser les jalons des nouveaux rapports qui régiront désormais la coopération entre la France et les pays africains qu'il espère basés sur l'égalité, le respect mutuel et l'abandon du modèle "France-Afrique" dans lequel le vieux continent est considéré comme peuplé d'assistés et la France comme une donneuse de leçons. Après l'heure quarante d'un discours salué par la grande majorité du public, le président français se prête de bonne grâce à la séquence questions-réponses.

Peu de temps avant ce discours tant attendu, des jeunes avaient barricadé certaines rues de la capitale en scandant "l'impérialisme et le colonialisme là bas!".

La centrale de Zagtouli, construite par Cegelec (groupe Vinci), fait partie des engagements pris par le Burkina Faso dans le cadre la COP21.

Le président burkinabé a alors quitté l'amphithéâtre - pour "une pause technique" précisera plus tard son entourage - et Emmanuel Macron a alors lancé: "Du coup il s'en va!"

Le président de la République, en déplacement au Burkina Faso, a défendu la langue française devant les étudiants de l'université de Ouagadougou. "Du coup il s'en va. Reste là!", lui avait enjoint Emmanuel Macron, avant de lancer à l'assistance: "Du coup il est parti réparer la climatisation!". Accompagné du président Roch Marc Christian Kaboré, le président français a tombé la veste pour un bain de foule, avant un "passage dans les classes" et des "échanges avec les élèves", selon le programme officiel.

Dans un communiqué, La France insoumise (LFI) a qualifié d'"indigne" le comportement du chef de l'Etat face à son homologue africain.

De son côté, le Front national (FN) déplore également une "attitude scandaleuse". "C'est ridicule d'abord parce que les commentateurs étaient hors contexte (.) Rire, c'est une relation d'égal à égal, c'est de se dire qu'on peut plaisanter de soi et de l'autre", a réagi le président français lors d'un entretien sur France 24 et RFI, en marge d'un sommet à Abidjan. "Il a été d'une arrogance, d'une violence à l'égard des autorités du Burkina Faso à la limite du racisme".

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