Moins élevés, mais plus nombreux — Dépassements d'honoraires

Moins élevés, mais plus nombreux — Dépassements d'honoraires

Moins élevés, mais plus nombreux — Dépassements d'honoraires

La Caisse nationale d'Assurance-maladie (CNAM) devait pourtant en faire l'annonce très officiellement, mercredi 29 novembre, à l'occasion de la tenue de l'Observatoire des pratiques tarifaires: la moyenne nationale du niveau des dépassements d'honoraires pratiqués par les médecins en secteur 2 (en honoraires libres) est en recul pour la cinquième année d'affilée.

Dans le détail, si 55,4% des médecins de secteur 2 pratiquaient des dépassements d'honoraires en 2011, ils ne sont plus " que " 51,9% en 2016, soit une baisse de 3,5 points - décrue allant jusqu'à 4,4 points sur les seuls spécialistes (52,5% en 2016).

Depuis 2000, les dépassements d'honoraires n'ont fait qu'augmenter, passant de 1,2 milliard à 2,6 milliards. Car davantage de médecins s'affranchissent des tarifs de la Sécu. La Cour suggère d'établir "des règles de plafonnement des dépassements d'honoraires (.) entraînant en cas de non-respect l'exclusion du conventionnement du professionnel de santé en cause ". La Cour souhaite que les médecins libéraux étendant les horaires d'ouverture de leurs cabinets, avec une permanence le soir et le week-end, conditionnant une partie de la rémunération des médecins au développement de la permanence des soins.

La baisse s'est encore légèrement confirmée au 1er semestre 2017 (-0,3 point pour l'ensemble du secteur 2). " À noter que l'augmentation du montant des dépassements est désormais inférieure à l'augmentation de l'activité (+4,5% entre 2012 et 2016) ", souligne également l'Assurance maladie.

Le dispositif a été reconduit en 2016 sous le nom d'Optam.

Depuis plusieurs années, le bilan de l'assurance maladie sur la question des dépassements est régulièrement contesté par les associations de consommations ou de patients. Il reste néanmoins du chemin avant de retrouver les niveaux de 1995, c'est-à-dire moins de 30 % de dépassement.

Sans surprise, les professions avec les plus forts taux de dépassement sont les gynécologues (70,8 %), les psychiatres (73,2 %), les pédiatres (62,7 %), les dermatologues (66,5 %) et les chirurgiens (61,9 %). Chez les cardiologues, il est de 21,2%. Le prix de la consultation varie aussi selon la région.

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