Laurent Wauquiez tacle les macronistes, ce "ramassis d'opportunistes"

Pau: 200 personnes pour Laurent Wauquiez favori à la présidence de LR

Laurent Wauquiez ce samedi au complexe de pelote du Jai Alai à Pau

Sur le plateau d'Europe 1, Laurent Wauquiez a déclaré: " vous savez, une phrase de François Mitterrand que j'aime bien: 'sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser '. "Ils ont fini par le traverser, ce fleuve".

Régulièrement accusé d'épouser les thèses frontistes, Wauquiez rétorque franchement: "Au fond, ils partent à LREM parce qu'ils ont échoué, que plus personne ne veut d'eux et qu'ils n'ont pas réussi à torpiller la droite. Moi, j'avance. Je laisse les esprits de chagrin dans le rétroviseur ". Valérie Pécresse se montre particulièrement sévère quant à l'attitude de Laurent Wauquiez à l'égard de l'extrême droite, alors que Marine Le Pen a ouvertement évoqué une alliance avec lui.

"Soit on va dans le marigot central, le petit marais autour d'Emmanuel Macron".

" Toutes les mesures pénales et tous les changements des dispositifs de justice auront notre soutien, mais si on veut que ça soit appliqué il faut qu'il y ait des gens sur le terrain " pour " la protection contre les prédateurs", a-t-il indiqué.

Sur BFMTV, le député Thierry Solère a expliqué son choix de rejoindre le parti présidentiel. L'intégrisme " va dans une démarche d'oppression des femmes extrêmement violente", a-t-il déclaré. "Ce gouvernement est en train de mettre en place les réformes dont la France a besoin".

Deux jours après le remaniement qui a installé Benjamin Griveaux au poste de porte-parole et marqué l'entrée au gouvernement du socialiste Olivier Dussopt - aussitôt exclu du parti -, Laurent Wauquiez a qualifié l'équipe plurielle dirigée par Edouard Philippe de "ramassis d'opportunistes".

Dans ce texte notamment signé par le député Franck Riester, les sénateurs Fabienne Keller et Claude Malhuret et par l'ancien ministre Frédéric Lefebvre, les élus en appellent à "ceux qui partagent volonté d'agir et se sentent orphelins d'une droite moderne, réformatrice et modérée". Dans un entretien au journal Le Monde daté du mardi 28 novembre, la présidente de la région Ile-de-France prévient qu'elle n'acceptera pas tout de la part de Laurent Wauquiez. Moi je ne veux pas de ça. "Cela ressemble de plus en plus aux petites combines de la IVe République". Avant son discours, les poids lourds locaux des Républicains (LR), la présidente du département Martine Vassal, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin et le président de la région Paca Renaud Muselier avaient adoubé le favori dans la course à la présidence du parti, souhaitant sa victoire dès le premier tour du scrutin interne au parti, prévu le 10 décembre.

Dernières nouvelles