Les Amish détiennent peut-être le secret de la longévité

Pourquoi les Amish vivent-ils plus longtemps ?

Les Amish détiennent peut-être le secret de la longévité

" Le groupe d'Amish de Berne offre une occasion unique d'étudier les effets biologiques de cette mutation génétique et de la réduction de la protéine PAI-1 sur la longévité chez les humains", soulignent les auteurs de l'étude. Tout ça serait génétique. Et que les porteurs de ce gène modifié vivaient en moyenne 10 ans de plus.

Une nouvelle étude publiée le 15 novembre 2017 dans Science Advances met cette fois en lumière une mutation très rare présente chez les Amish.

Cette longévité supérieure de certains membres de la communauté Amish pourrait, d'après des chercheurs, ouvrir la voie à la conception de traitements contre la dégénérescence liée à l'âge.

Leur profil métabolique était aussi plus sain et ils souffraient nettement moins de diabète et de maladies cardiovasculaires, a relevé l'équipe scientifique internationale. Une baisse des taux d'insuline à jeun a par ailleurs été observée, ainsi qu'une pression artérielle inférieure et des vaisseaux sanguins potentiellement plus flexibles. Or, chez les Amish porteurs du gène modifié, les télomères restent plus longs.

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"Nous avons confirmé dans cette recherche les résultats de précédentes études suggérant que la longueur des télomères est liée à l'âge chronologique et est en grande partie héréditaire", expliquent-ils.

Le métabolisme occupe une place fondamentale dans les facteurs du vieillissement. "Ces personnes étaient généralement protégées contre les changements liés à l'âge", notent les chercheurs.

Le gène Serpine 1 est responsable de la production d'une protéine qui favorise la mort cellulaire et le raccourcissement des télomères, ces petits capuchons protecteurs situés à l'extrémité des chromosomes qui empêchent l'ADN d'être endommagé.

La lutte contre la sénescence se concentre de ce fait sur la réduction des calories absorbées, pour ralentir le métabolisme, et sur des molécules produisant les mêmes effets comme la Metformine (un antidiabétique) et le Resvératrol, un antioxydant abondant dans le raisin. Pour cette étude, une molécule, la TM5614, a été injectée dans des souris. Des souris traitées ont en effet été épargnées de toutes les pathologies liées à l'âge et ont vu leur durée de vie quadrupler.

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