En direct : l'Union européenne statue sur l'avenir du glyphosate

Nouveau round pour le glyphosate

Glyphosate : que va décider l'Europe ce jeudi ?

Cinq Etats se sont par ailleurs abstenus, dont l'Allemagne (a priori à cause de dissensions politiques à Berlin), la Pologne ou le Portugal. Réunis au sein d'un comité spécial, les représentants des Etats Membres se sont prononcés ce matin mais aucune majorité qualifiée n'a pu se dégager.

"Pas d'opinion", c'est le résultat du vote organisé jeudi à Bruxelles en l'absence d'une majorité claire, pour ou contre l'autorisation, a expliqué la Commission dans un bref communiqué. La licence actuelle du glyphosate expire le 15 décembre. "La Belgique a maintenu sa position et demande un plan de sortie du glyphosate selon une élimination progressive ("phasing out"), et le support de l'UE au développement d'alternatives pour l'agriculture", lui a fait écho le ministre belge de l'agriculture Denis Ducarme.

"La France, poids lourd démographique de l'UE dont l'importance compte dans les votes à majorité qualifiée, avait annoncé mercredi sa volonté de voter contre".

Plus précisément, rapporte le quotidien, le ministre de l'Ecologie, Nicolas Hulot, a indiqué hier la position de la France: "Un bannissement dans trois ans, et ensuite deux ans d'écoulement des stocks, comme le prévoit la législation européenne".

Problème: celle-ci a plusieurs fois rejeté l'idée d'assumer seule la responsabilité de cette décision. Cet herbicide très utilisé par les agriculteurs et représentant 25% du marché mondial des herbicides, fait l'objet de nombreuses critiques et est considéré comme " cancérogène probable " pour l'homme par le Centre internationale de recherche sur le cancer. En effet, il avait affirmé hier que la France ne voterait pas une autorisation supérieure à trois ans maximum. "Contre le glyphosate et son rôle de perturbateur endocrinien, et peut-être d'antibiotique surpuissant, il y a un faisceau de présomptions qui justifie d'appliquer le principe de précaution", avait-t-il ajouté.

Le principal syndicat européen d'agriculteurs, le Copa-Cogeca, a jugé en amont du vote de jeudi que la proposition portant sur cinq ans était "inacceptable".

Dernières nouvelles