Le délicat voyage de Donald Trump en Asie

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche H.R. Mc Master

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche H.R. Mc Master

A chaque étape de son voyage, qui passera par le Japon, la Corée du Sud, la Chine, le Vietnam et les Philippines, le numéro un américain tentera d'isoler encore plus le jeune dictateur Kim Jong-un, dont les provocations menacent selon lui le monde entier.

Au programme, une série de sommets régionaux mais aussi de nombreux tête-à-tête, avec son puissant homologue chinois Xi Jinping mais aussi le très controversé président philippin Rodrigo Duterte. Sa durée exceptionnelle - 10 jours, soit le séjour le plus long d'un président américain dans la région depuis celui de George H.W. Bush, en 1991 - est présenté comme un gage d'engagement dans cette partie du monde.

Cet accord, conclu en 2015 par 12 pays représentant 40% de l'économie mondiale, était vu par ses défenseurs comme un indispensable contrepoids à l'influence grandissante de la Chine.

Après une rapide escale à Hawaï, Donald Trump retrouvera dimanche son "ami" Shinzo Abe, le premier ministre japonais, pour une nouvelle séance de golf, après celle partagée en Floride en février.

En Corée du Sud, M. Trump ne se rendra pas, contrairement à nombre de ses prédécesseurs, sur la célèbre zone démilitarisée (DMZ). Son discours devant l'Assemblée nationale fera l'objet d'une attention particulière.

" Nous allons parler d'échanges commerciaux et nous allons parler bien sûr de Corée du Nord". Mais il veut aussi s'assurer que le président américain ne provoquera pas inutilement un conflit militaire qui exposerait le Sud à une terrible riposte.

Depuis son arrivée au pouvoir, le locataire de la Maison Blanche a soufflé le chaud et le froid.

M. Trump, qui avait en particulier promis " le feu et la colère " à Pyongyang, tempèrera-t-il son langage lors de son déplacement dans la région?

Pour Michael O'Hanlon, un expert du cercle de réflexion Brookings Institution à Washington, le président américain "improvise, montre son caractère imprévisible et des gens comme James Mattis (secrétaire à la Défense) et Rex Tillerson (secrétaire d'Etat) essayent, comme ils le peuvent, de donner une cohérence à l'ensemble".

Durant son voyage, Donald Trump doit notamment participer au Sommet de l'Asie orientale et rencontrer les dirigeants de plusieurs pays asiatiques alliés des Etats-Unis.

Mais après le rejet du TPP, la feuille de route américaine reste un point d'interrogation. "Le président estime que le temps est compté et demandera à tous les pays de faire plus", a-t-il ajouté, insistant sur le rôle de Pékin, principal partenaire économique de Pyongyang.

Air Force One is wheels up at 9:22am as Pres. Trump heads to Hawaii, Japan, South Korea, Vietnam, & the Philippines.

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