La Française Audrey Azoulay à la tête de l'Unesco

Le logo de l'UnescoBERTRAND GUAY

Le logo de l'UnescoBERTRAND GUAY

"A rappeler qu'une polémique a accompagné la candidature d'Audrey Azoulay, car les pays arabes, éloignés de la présidence de cette instance depuis sa création, revendiquent avec force ce poste".

Audrey Azoulay, fille d'André Azoulay, Conseillé du Roi Mohammed VI, a été désignée, ce vendredi soir, nouvelle Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) par le Conseil exécutif de l'organisation qui tient actuellement sa 202ème session à Paris.

Ces deux candidates étaient arrivées ex-aequo jeudi 12 octobre soir, avec 18 suffrages chacune, derrière le candidat qatari (22 voix) qui a fait la course en tête depuis le début de processus de sélection lundi 9 octobre. Un scénario inédit qui a contraint l'Unesco à organiser une sorte de vote intermédiaire pour départager les deux candidates.

La candidate de la France a obtenu 30 voix sur les 58 que compte le Conseil exécutif contre 28 voix pour son rival Hamad bin Abdulaziz Al-Kawari (Qatar).

La plupart des candidats initialement en piste, notamment les trois du peloton de tête, ont promu des thèmes communs: une approche multilatérale des problèmes, un besoin de réformes, l'accent à mettre sur l'éducation et les apprentissages tout au long de la vie, déjà premier poste budgétaire de l'Unesco.

Ancienne élève de l'Ecole nationale d'administration, Mme Azoulay est diplômée de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (1996) et titulaire d'un Master of Business Administration (Lancaster University, Grande-Bretagne, 1993). Mais pourtant, sa candidature, remise in-extremis avant la date butoir du 15 mars dernier, aurait été poussée par François Hollande, alors président de la République française. Une longue journée au terme de laquelle sera connu le nom du prochain directeur général de l'organisation.

Dernières nouvelles