Quand Jean-Luc Mélenchon traite Manuel Valls de "nazi"

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Manuel Valls, qui soutient désormais Emmanuel Macron, expliquait quant à lui dans "Le Figaro Magazine" que "le Parti socialiste a toujours souffert d'une incapacité à mettre des mots sur la réalité, par peur de fâcher, de s'aliéner une prétendue "communauté". Mais devant moi en revanche il a proféré de nombreuses insultes et elles sont aussi rappelées dans la presse. "C'est pour ça que c'est insupportable", a tempêté Manuel Valls. Il assure en fait que ce serait Manuel Valls qui lui aurait rapporté avoir été traité de "nazi".

La violente dispute aurait éclaté le 3 octobre dernier dans la salle de la commission des Lois de l'Assemblée, peu avant le début de la réunion sur la Nouvelle-Calédonie, indique le Canard Enchainé, précisant que c'est Jean-Luc Mélenchon qui a attaqué en premier Manuel Valls: "Moi, je ne m'assieds pas à côté de ce nazi!". "Quand on publie ce cliché et quand on dit que je suis l'ami de l'extrême droite israélienne, au fond, on veut passer un seul message: dire que Manuel Valls est l'ami des juifs", accuse-t-il. "C'est inacceptable que des propos comme cela soient tenus dans l'enceinte de l'Assemblée nationale", a-t-il lancé.

Ce jeudi, sur Franceinfo, Michel Sapin s'est trouvé une nouvelle cible en la personne de Jean-Luc Mélenchon. "C'est théorisé au sein de La France insoumise".

Par ailleurs, l'ex-Premier ministre persiste et signe dans ses accusations de "complaisance" qu'aurait son adversaire à l'égard de l'islam radical.

"Sur les questions de terrorisme, quand votre principale oratrice, c'est la député Obono, dont on connaît aujourd'hui les prises de position, le texte qu'elle a écrit après l'attentat de janvier 2015, qu'elle a plutôt pleuré pour Dieudonné et pas pour les victimes de Charlie, il y a là une vraie conception". Valls m'a rapporté que Mélenchon aurait commencé par dire 'Je ne m'assois pas à côtés de ce nazi'. "Il est en perdition politique ", a-t-il tweeté.

"Qui pourrait trouver normal que Manuel Valls se fasse traiter de nazi, qu'on soit dans le même groupe parlementaire ou pas?" Au point de voir Stanislas Guerini, porte-parole du groupe La République en marche (LREM), souhaiter que le déontologue de l'Assemblée nationale soit saisi. "C'est inacceptable", a déclaré M. Guerini sur Radio Classique. En juillet 2016, dans le cadre d'un débat sur l'état d'urgence, les deux hommes s'étaient affrontés à l'Assemblée nationale. "Il doit y avoir une suite, effectivement".

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