Les Etats Unis de Donald Trump se retirent de l'UNESCO

Les Etats Unis conserveront un statut d’observateur a précisé le Département d’Etat en lieu et place de leur représentation à l’agence onusienne basée à Paris

Les Etats Unis de Donald Trump se retirent de l'UNESCO

Il ne sera effectif qu'au 31 décembre 2018 mais il a d'ores et déjà suscité des réactions. Les Etats-Unis souhaitent conserver un statut d'observateur, a précisé le département d'Etat dans un communiqué, en lieu et place de leur représentation à l'agence onusienne dont le siège est à Paris.

Madame Zakharova a en outre espéré que le futur chef de l'organisation saura la dépolitiser, qu'il "déploiera tous ses efforts pour changer la situation qui s'est créée et se concentrera sur des problématiques purement humanitaires, ce qui permettra de poursuivre la coopération utile dans les domaines de compétence de l'Unesco avec tous les pays, y compris les États-Unis", a souligné la porte-parole de la diplomatie. Mais ils continuaient depuis à siéger au Conseil exécutif de l'Unesco.

"Relativement petite", "ne touchant pas des intérêts vitaux", "l'Unesco est une cible plus facile que d'autres" et "par ailleurs, elle est allée plus loin que les autres organisations du système des Nations unies en termes de reconnaissance de l'Autorité palestinienne", note M. Heisbourg. Les Etats-Unis resteront membres à part entière de l'UNESCO jusqu'à cette date.

"La Russie a déclaré jeudi " regretter " le retrait américain de l'Unesco en pleine élection de son prochain dirigeant, en qualifiant cette décision de " triste nouvelle ".

"L'universalité est essentielle à la mission de l'UNESCO pour construire la paix et la sécurité internationales face à la haine et à la violence, par la défense des droits de l'Homme et de la dignité humaine", a-t-elle martelé. "C'est une perte pour le multilatéralisme", déclare la directrice générale de l'institution, qui regrette que cette décision intervienne dans un contexte politique si critique, marqué par la montée des extrémismes et du terrorisme. Les deux raisons principales avancées à Washington: les réformes de l'Unesco qui tardent à prendre forme et surtout, une position qui serait hostile à l'Etat hébreu. La Française Audrey Azoulay, 45 ans, ancienne ministre de la Culture, est candidate. L'Egypte et l'Arabie saoudite notamment s'en inquiètent même s'ils ont largement revendiqué le poste pour leur groupe, qui ne l'a jamais occupé.

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