La piétonisation n'a pas eu d'impact significatif selon Airparif — Voies sur Berges

Le périphérique parisien le 21 septembre 2017

Pollution : l'« impact limité » et mitigé de la fermeture de la voie sur berge à Paris

Selon un rapport publié lundi 9 par AirParif (l'organisme de surveillance de la qualité de l'air d'Ile-de-France), la piétonnisation des berges rive droite, voulue par Anne Hidalgo, n'aurait pas eu l'effet escompté. Mais dès la sortie de la voie piétonne, et des itinéraires alternatifs (comme le report sur le boulevard Saint-Germain), la qualité de l'air s'est dégradée.

La lutte contre la pollution de l'air était l'un des objectifs de la fermeture contestée sur 3,3 km de la voie Georges-Pompidou, sur la rive droite de la Seine, en plus de la volonté de redonner aux piétons et vélos l'usage de ces berges de la Seine. Mais de manière générale, "ces impacts ne touchent pas la pollution de fond et restent limités aux abords des axes routiers concernés. De ce fait, aucun impact significatif sur l'exposition des populations n'a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse ", estime l'organisme, ce qui fait dire aux opposants à la piétonnisation qu'elle n'a pas eu d'incidence.

Le suivi de la qualité de l'air a été assuré par l'organisme indépendant Airparif, qui a réalisé deux campagnes saisonnières: une en période hivernale, publiée en mars dernier, et une en période estivale.

Les mesures montrent "une légère dégradation autour des carrefours dans cette zone et à l'est, dès la fin de la zone piétonnière", ajoute Airparif, notant également des impacts "perceptibles sur quelques itinéraires de report". Cet institut indépendant confirme une baisse de la pollution jusqu'à 25% dans la zone piétonnisée, qui conforte les résultats de sa précédente étude. Nous renouvelons notre proposition de créer un bus à haut niveau de service sur les quais hauts. "Paris est prête à conduire les aménagements de voirie nécessaires, mais Valérie Pécresse et le Conseil régional, en charge des transports en commun, doivent confirmer qu'ils prendront bien leur part dans ce projet", explique Christophe Najdovski. Quoiqu'il en soit, la piétonnisation des voies sur berge, sujet très contesté, n'apparaît plus comme la solution miracle.

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