Deux détenus radicalisés échafaudaient un attentat depuis leur cellule — Prison de Fresnes

Un gardien à la prison de Fresnes le 20 septembre 2016

Un gardien à la prison de Fresnes le 20 septembre 2016

La découverte de ce projet d'attentat mené par le camerounais et son co-détenu depuis leurs cellules de Fresnes (Val-de-Marne) a été abondamment relayé par plusieurs médias ce lundi 09 octobre 2017. Charles-Henri un Camerounais de 28 ans et un Maxime, Français de 22 ans ont été mis en examen vendredi 6 octobre par un juge antiterroriste. Il semblerait que les deux hommes voulaient s'attaquer aux forces de l'ordre. Dans leur viseur: des surveillants de prison au cours de leur détention ou, une fois libérés, des policiers dans un commissariat.

A expliqué une source proche de l'enquête à l'AFP et relayé par Le Figaro. Ils ont été entendus en garde à vue pendant quatre jours. Différentes cibles, à l'extérieur de l'établissement, étaient envisagées. Présentés ensuite à un magistrat antiterroriste, ils ont été mis en examen pour " association de malfaiteurs terroriste criminelle ". De source judiciaire, on indique qu'ils fomentaient de commettre des attentats à l'extérieur de la prison puisqu'ils devaient sortir l'un et l'autre dans les jours à venir. Toutefois, il n'a pas donné davantage de précisions.

Le Français devait quant à lui sortir la semaine prochaine.

Le détenu d'origine camerounaise a été décrit comme étant le meneur par l'une des sources proches de l'enquête.

Des policiers de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) ont extrait de cellule lundi dernier les deux détenus dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet antiterroriste de Paris à la suite de soupçons d'une "action violente" imminente.

Le Camerounais sympathisant du groupe Etat islamique, était le leader de la mouvance islamiste de Fresnes, fait savoir la presse hexagonale.

Les enquêteurs de la DGSI ont procédé à l'interpellation des suspects alors que Riad Ben Cheick en lien avec eux "projetait de se rendre en métropole pour apporter un soutien logistique aux deux détenus", a ajouté une autre source proche de l'enquête.

Riad Ben Cheick avait mis en ligne deux posts s'adressant au journaliste français Nicolas Hénin enlevé le 22 juin 2013 et retenu en otage avec trois autres personnes par l'organisation terroriste Daesh en Syrie jusqu'au 18 avril 2014.

Les syndicats de l'administration pénitentiaire dénoncent, au-delà d'un manque chronique de moyens, avec dans les maisons d'arrêt un surveillant pour 150 détenus en moyenne, une forme d'impuissance politique face à ce phénomène.

Nous réclamons l'ouverture d'unités dédiées qui soient complètement à part des prisons.

"Il faut mettre en quarantaine tous ces détenus d'un côté, tous les détenus radicalisés de l'autre et les séparer très vite du reste de la population carcérale, parce qu'ils sont en train de polluer l'ensemble de la détention et ils gagnent fortement du terrain", ajoute ce syndicaliste.

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