Clean Power Plan. L'administration Trump va abroger le plan climat d'Obama

Scott Pruitt ministre américain de l'Environnement lors d'un congrès à New York le 19 septembre 2017- GETTY IMAGES NORTH AMERICA  AFP  Archives

Scott Pruitt ministre américain de l'Environnement lors d'un congrès à New York le 19 septembre 2017- GETTY IMAGES NORTH AMERICA AFP Archives

" Demain, à Washington, je signerai un projet de réglementation pour abroger le Clean Power Plan (CPP) de la précédente administration ", a-t-il poursuivi pendant un discours prononcé à Hazard, dans le Kentucky, État producteur de charbon.

Lors de sa prise de pouvoir, le président Trump, climato-sceptique affiché, avait déjà annoncé vouloir revenir sur la politique environnementale menée par son prédécesseur et visant à lutter contre le réchauffement climatique. Il a été initié au cours des mandats de Barack Obama. En outre, il impose notamment aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de CO2 de 32% d'ici 2030 par rapport à 2005. Il est cependant bloqué par la justice, qui avait été saisie par une trentaine d'Etats, majoritairement républicains.

'Voilà le message du président: la guerre contre le charbon est terminée', a déclaré lundi Scott Pruitt, un climatosceptique revendiqué qui a souvent combattu les lois environnementales quand il était Attorney General de l'Oklahoma.

S'il entrait en vigueur, il se traduirait par la fermeture des centrales au charbon les plus anciennes et les plus polluantes.

Selon lui, l'administration Obama a utilisé le plan Energie propre pour désigner 'des vainqueurs et des perdants', c'est à dire faire pencher la balance en faveur de certains producteurs d'énergie au détriment d'autres. Ce plan, a-t-il affirmé, " était fait pour désigner les vainqueurs et les perdants.

Selon lui, le Clean Power Plan " empêcherait des milliers de morts prématurées et des dizaines de crises d'asthme chez les enfants chaque année ".

Le charbon reste une composante importante du paysage énergétique américain, mais ce minerai ne représentait plus en 2015 que 21 % de la génération d'énergie aux États-Unis, contre 32 % pour le gaz naturel, 28 % pour le pétrole et les dérivés, 11 % pour les énergies renouvelables et 9 % pour le nucléaire, selon les chiffres de l'Agence américaine pour l'énergie (EIA).

Ainsi, le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, a signé en mars un décret sur l'indépendance énergétique. Dans les détails, il vise en particulier à réduire les émissions des centrales de charbon qui ont généré près d'un tiers de la production électrique américaine en 2015. Les Etats-Unis sont le deuxième plus gros émetteur de gaz à effets de serre derrière la Chine.

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