Vidéo. L'Iran réussit l'essai d'un nouveau missile balistique

Le missile iranien Khoramshahr dévoilé lors d'une parade militaire le 22 septembre 2017 à Téhéran

Le missile iranien Khoramshahr dévoilé lors d'une parade militaire le 22 septembre 2017 à Téhéran

L'Iran a testé "avec succès" son nouveau missile Khoramshahr, d'une portée de 2000 kilomètres, à tête multiples, a rapporté samedi 23 septembre la télévision d'État.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a qualifié samedi de "provocation" l'annonce par l'Iran du test d'un nouveau missile d'une portée de 2.000 km.

Cette annonce intervient sur fond de fortes tensions entre l'Iran et les Etats-Unis qui dénoncent le programme balistique de Téhéran et menacent de sortir de l'accord sur le nucléaire.

L'accord nucléaire n'interdit pas les activités balistiques de l'Iran mais la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui l'a entériné, demande à l'Iran de ne pas mener d'activités pour développer des missiles conçus pour porter des têtes nucléaires.

De son côté, le général Amir Hatami, ministre iranien de la Défense, a affirmé dans l'après-midi que "tant que certains utiliseront le langage de la menace, le renforcement de la capacité défensive du pays se poursuivra, et l'Iran ne demandera pas l'autorisation d'un pays pour produire divers types de missiles".

"Que vous le vouliez ou non, nous allons renforcer nos capacités militaires qui sont nécessaires à la dissuasion", a déclaré M. Rohani dans un discours diffusé en direct sur la télévision d'État.

Bientôt des missiles de plus longue portée?

L'Iran possède déjà deux autres missiles, Ghadr-F et Sejil, qui ont portée de 2 000 km capables d'atteindre Israël, l'ennemi juré de l'Iran, mais aussi les bases américaines dans la région.

Il avait également laissé planer le doute sur l'engagement des Etats-Unis à respecter l'accord de 2015 sur la réduction du programme nucléaire iranien en échange une levée progressive des sanctions économiques.

Mais depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis ont multiplié les attaques contre l'accord, que M. Trump avait promis de "déchirer".

Washington estime que les essais balistiques menés par l'armée iranienne enfreignent cet accord ce que rejettent les autorités de Téhéran.

"Le missile balistique tiré par l'Iran n'est pas seulement une provocation et une manifestation d'insoumission à l'égard des États-Unis et de leurs alliés, dont Israël".

Dernières nouvelles