Uber n'a plus le droit d'exercer à Londres

Uber est arrivé à Londres

Uber est arrivé à Londres en Toby Melville Reuters

La bataille contre les VTC, avec Uber en ligne de mire, prend un nouveau tournant grâce à Transport for London (TfL) qui, d'une mesure drastique interdit désormais à la firme internationale de faire sillonner ses 40 000 conducteurs au travers de ses quartiers.

"TfL considère que l'approche et l'attitude d'Uber démontrent un manque de responsabilité de l'entreprise en ce qui concerne un certain nombre d'aspects ayant de possibles implications en termes de sécurité publique", a déclaré l'autorité.

La TfL reproche notamment à Uber son manque de réactivité dans la dénonciation de crimes dont ses chauffeurs seraient témoins et ses failles dans le contrôle du casier judiciaire de ses conducteurs.

Le secrétaire au Commerce américain Wilbur Ross a déploré vendredi la décision de l'autorité des transports londonienne de priver de sa licence la société de location de voitures avec chauffeur américaine Uber. "Je pense que ce qui arrive avec Uber à Londres n'est pas très justifié".

Uber a vu sa renommée de startup innovante ternie au fil des années, dune part à cause de ses nombreuses pratiques frauduleuses et illégales et dautre part à cause du traitement accordé à ses chauffeurs. "Ce serait une erreur que la TfL continue daccorder une licence à Uber si, de quelque manière que ce soit, cela pouvait constituer une menace contre la sécurité des Londoniens ", a-t-il ajouté. Le géant américain a immédiatement réagi en annonçant qu'il saisirait la justice. La société, qui depuis 2012 a joué un rôle actif dans la capitale britannique, peut encore faire appel de cette décision. "Reuters" and the Reuters Logo are trademarks of Thomson Reuters and its affiliated companies.

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