Social : grève nationale en France le 12 septembre 2017

Code du travail. Philippe : « Ce n'est pas du tout un bras de fer »

Social : grève nationale en France le 12 septembre 2017

Vent debout contre la réforme, le syndicat CGT a appelé à manifester mardi contre une "régression sociale".

Pour la CGT, cette participation est à la hauteur de la première manifestation contre la Loi travail de l'ancien gouvernement socialiste, qui avait réuni, le 9 mars 2016, 450'000 personnes selon la CGT (224'000 selon les autorités). La CGT prévoit une nouvelle journée de mobilisations le 21 septembre.

A Marseille, la préfecture a compté 7500 manifestants, les organisateurs 60'000. De plus, il n'y a pas d'indemnités obligatoires de licenciement et le délai est de 3 semaines pour contester un licenciement contre 12 mois en France. Pour Emmanuel Macron, dont la cote de popularité a fortement chuté depuis son élection, la séquence n'est pas anodine après "un été difficile en matière de sondages", relève le politologue Jean-Daniel Lévy (Harris Interactive). Et le climat s'est tendu vendredi après le discours d'Emmanuel Macron qui, depuis Athènes, a averti qu'il serait "d'une détermination absolue " et ne "céderai (t) rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ". A noter que le mouvement de grève qui accompagne la contestation ne devrait pas impacter le métro, et les bus seulement de manière modérée. "Si elle ne fait pas plus, ce sera une défaite et un élément favorable au gouvernement pour mener ses réformes", expliquait dans les colonnes du JDD ce week-end Stéphane Sirot, spécialiste du syndicalisme à l'université de Cergy-Pontoise. Mais, de fait, plusieurs facteurs jouent en sa faveur. Lors de la deuxième journée de mobilisation pour faire plier Myriam El Khomri, ils étaient 30.000. Comme si ces deux syndicats de poids se trompaient dans leur analyse et que cette réforme n'était pas l'ouragan qui allait balayer le Code du travail. Réformer le Code du Travail, c'est proposer un choix de société. Il avait aussi était très clair sur sa volonté de transformer l'assurance chômage, de revoir le système de formation et d'unifier les régimes de retraites. Une certaine confusion régnait autour de la rétention observée par le quotidien lyonnais de plusieurs membres du cortège, avec deux personnes gardées à vue. Ce à quoi ses détracteurs rétorqueront que la largesse de son élection au second tour face à Marine Le Pen n'avait pas valeur d'adhésion mais exprimait surtout un rejet du Front National.

Ce mouvement est soutenu par la FSU, Solidaires, ainsi qu'une large partie des unions départementales et fédérations de Force ouvrière, malgré l'avis défavorable de leur secrétaire général, Jean-Claude Mailly. Pourtant, Philipe Martinez, secrétaire général de la CGT, veut croire à un mouvement d'ampleur dans un contexte de mécontentement et de baisse de popularité d'Emmanuel Macron. C'est toute la différence avec la loi El Khomri. Un écart, habituel, mais cette fois extravagant avait été constaté le 14 juin quand la centrale de Montreuil avait annoncé la présence, dans la seule capitale, d'un million de manifestants... alors que la préfecture de police n'en avait recensé que 80 000.

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