Les PEL seront taxés à 30% à partir de janvier 2018 — Epargne

Bruno Le Maire précise que ce changement ne concernera que les PEL ouverts après le 1er janvier 2018 ainsi que ceux ouverts avant et dont la durée de détention excède douze années

Fiscalité. Les intérêts des PEL ouverts après le 1er janvier 2018 taxés à 30 %

On sait aussi, depuis l'annonce effectuée hier par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, que les plans épargne-logement (PEL) ouverts à partir de janvier 2018 seront soumis au PFU.

Plus précisément, " pour les nouveaux plans ouverts à compter du 1er janvier 2018, les intérêts produits seront imposés au PFU dès la première année", a déclaré Bruno Le Maire dans un entretien publié ce lundi soir par le quotidien économique. "Le PFU (Prélèvement forfaitaire unique, ndlr) ne s'appliquera qu'aux revenus produits par la fraction des encours supérieure à ces seuils", a expliqué le locataire de Bercy aux Echos. Les PEL ouverts avant cette date seront également impactés, mais à partir de leur douzième année.

L'encours des PEL atteignait 259,4 milliards d'euros en 2016, a indiqué 20 minutes, soit un niveau équivalent à celui du Livret A. Il concernera "les intérêts, les dividendes et les plus-values de cession de valeurs mobilières". Et cela d'autant plus que l'assurance-vie devrait conserver ses avantages fiscaux actuels jusqu'à 150 000 euros d'encours nets, tous contrats confondus, pour une personne seule et jusqu'à 300 000 euros pour un couple.

En-deçà de ces montants, "les détenteurs de contrats d'assurance-vie n'ont aucune raison de s'inquiéter. Rien ne change pour les revenus produits par les versements antérieurs à la réforme, quel que soit leur montant", a garanti M.

"Personne ne peut plus comprendre aujourd'hui que la fiscalité du diesel et de l'essence ne soit pas la même", a justifié Bruno Le Maire.

Selon les chiffres sortis lundi par le ministère de la Transition écologique et solidaire, le diesel se vendait en moyenne à 1,2154 euro la semaine dernière dans les stations-service en métropole.

Le choix du gouvernement d'augmenter la fiscalité du diesel a été critiqué mardi aussi bien par les industriels du secteur pétrolier que par des associations de défense de consommateurs, qui s'inquiètent pour le pouvoir d'achat.

"Depuis longtemps, nous avons été favorable à un rééquilibrage de la fiscalité essence/diesel", a rappelé une porte-parole de l'Union française des industries pétrolières (UFIP).

"Enfin, l'augmentation (ou l'accélération) de la taxe carbone va elle aussi peser", a-t-elle souligné.

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