Autoroutes: des hausses de tarifs de 2019 à 2023?

Ségolène Royal

Ségolène Royal

Pour sortir de la crise, le gouvernement et les concessionnaires avaient signé un protocole d'accord resté secret. Cette année-là, les ministres Emmanuel Macron et Ségolène Royal prennent pour cible les tarifs pratiqués aux péages des autoroutes et annoncent le gel des prix. Le magazine "Un œil sur la planète" affirme que le gouvernement de Manuel Valls a entériné en 2015 un accord secret avec les sociétés d'autoroutes sans que celui-ci ne soit dévoilé. Le premier a obtenu le gel de ces tarifs en 2015. "Il faut rendre aux automobilistes un peu d'équité tarifaire", annonçait Ségolène Royal sur BFM TV en décembre 2014. "En retour, elles obtiennent une stabilité fiscale, une clause pour allonger la durée des concessions, et surtout des 'hausses de tarifs additionnelles chaque année, de 2019 à 2023", révèle France 2 au cours de son enquête.

A la manœuvre, Ségolène Royal, alors ministre de l'Écologie et un certain... Selon France 2, il implique un financement de 3,2 milliards de travaux sur 10 ans par les entreprises. En effet, une partie du coût des travaux serait surestimé par les sociétés d'autoroutes. L'Arafer, l'autorité de régulation des transports, aurait chiffré un surcoût de 500 millions d'euros lié à cette décision, indique France 2. Le résultat d'exploitation a progressé de plus de 7%, malgré le gel des tarifs.

Un gel des tarifs aussitôt attaqué en justice par les sociétés d'autoroutes. Avec cet accord, les automobilistes finiront même par payer plus cher qu'initialement prévu. Appelez le ministère des Finances, j'étais contre.

Le ministère de l'Economie a longtemps refusé de donner les termes de cet accord. "Je ne crois pas", a-t-elle expliqué. Pourtant, comme le souligne France 2, c'est bien sa signature qui apparaît en bas du document.

Les journalistes ont également demandé aux sociétés d'autoroutes pourquoi un tel accord a-t-il été conclu. "Cette mesure est contraire aux contrats, elle est illégale, se défendent les autoroutiers. L'État a donc été contraint d'en compenser les effets".

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