Macron ne cédera " ni aux fainéants ni aux cyniques, ni aux extrêmes "

Qui fait grève et qui défile ce mardi contre la réforme du Travail

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE : Les perturbations du trafic des TER du mardi 12 septembre

La formule choc qu'Emmanuel Macron a utilisé à l'école française d'Athènes ne laisse pas indifférent. Il a profité de cette phrase pour appeler les Français à manifester contre les réformes avec lui.

"Je l'ai souvent dit et je le disais il y a quelques semaines en Roumanie. La France n'est pas un pays qui se réforme", a-t-il déclaré au second jour de sa visite d'Etat en Grèce. Pour lui, l'heure n'est de toute façon plus aux réformes, "mais à une transformation profonde " de la France, via notamment sa politique en matière de droit du travail. "Nous sommes ainsi faits".

"Je qualifie les postures politiques, celles qui ont fait que depuis trente ans on se satisfait de ne rien faire en espérant l'élection présidentielle suivante", a poursuivi cet ancien socialiste rallié à REM.

Qui fait grève et qui défile ce mardi contre la réforme du Travail
Mobilisation du 12 septembre : les trafics des RER A et B perturbés

Un simple malentendu. Après la levée de boucliers suite à ses propos à Athènes - où Emmanuel Macron déclarait qu'il il ne "céderait rien aux fainéants " -, Christophe Castaner a tenté l'explication de texte".

Interrogé sur le risque d'une mobilisation accrue mardi, M. Castaner a répondu: "moi je crois que les Français ne sont pas totalement idiots, qu'ils ont entendu (le chef de file de la France insoumise) Jean-Luc Mélenchon faire ce raccourci de dire: +j'appelle tous les fainéants à descendre dans la rue+, mais Emmanuel Macron, comme moi à l'instant ne qualifie personne ainsi".

Face à ces réactions, l'Elysée a rapidement éclairci les propos du chef de l'Etat, affirmant que les "fainéants" n'étaient pas les Français, mais les élus au pouvoir ces quinze dernières années et qui n'ont pas mené de réformes.

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