Nokia va annoncer un plan de suppression de 600 emplois en France

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C'est une affaire qui risque de faire scandale: malgré les promesses faites par Nokia lors du rachat d'Alcatel Lucent au sujet du maintien des emplois, le groupe devrait annoncer la suppression de 600 postes dans les jours à venir.

Le plan de " restructuration " sera présenté en détail aux salariés le 18 septembre prochain, mais les syndicats sont déjà sur les dents, à l'instar de la CGT qui accuse frontalement Nokia de délocaliser ces emplois français dans des pays à bas coûts comme la Pologne ou la Roumanie.

Le géant des télécoms Nokia a l'intention de supprimer 597 emplois en France.

Ces 597 suppressions d'emplois sont prévues en deux ans, en 2018 et 2019, dans les filiales Alcatel Lucent International et Nokia Solutions and Networks (NSN) sur un effectif total de 4.200 personnes dans ces deux sociétés. Elles affecteront les fonctions centrales et support de ces filiales basées au campus de Paris-Saclay (Essonne) et à Lannion (Côtes-d'Armor), tandis que les fonctions recherche-développement ne seront "pas concernées". Cette vague de suppressions de postes s'inscrit dans le plan de la maison mère de dégager 1,2 milliard d'euros d'économies d'ici à 2018.

Selon Reuters, qui cite une porte-parole de Nokia France, les sites de Paris-Saclay et de Lannion (deux derniers sites France) seraient concernés par ce projet de transformation mais pas les filiales Radio Frequency Systems (RFS) et Alcatel Submarine Networks (ASN), ni les services de R&D. Le site de Villarceaux, à Nozay qui comptait quelques 3200 salariés en 2013, aura ainsi perdu un tiers de ses emplois en l'espace de 5 ans.

5G. Nokia argue pour sa part qu'il prévoit de recruter 500 ingénieurs de R & D en France d'ici fin 2018 afin de développer ses activités mondiales dans la 5G, la cybersécurité et l'internet des objets.

Qualifiant ce nouveau plan social d'inacceptable, l'intersyndicale rappelle dans un communiqué, que le PDG de Nokia Corp, Rajeev Suri, s'était engagé auprès d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, à renforcer le secteur de la recherche et développement pour le porter à 2 500 ingénieurs et chercheurs à fin 2019. "C'est anormal vis-à-vis des engagements que Nokia avait affirmé lors du rachat d'Alcatel".

Son exercice 2017 s'annonce tout aussi compliqué, avec une perte nette cumulée dépassant 900 millions d'euros sur le premier semestre.

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