Trump réunit son équipe, prépare de nouvelles sanctions — Corée du Nord

Haley prévient: l'Iran risque de devenir la prochaine Corée du Nord

Trump réunit son équipe, prépare de nouvelles sanctions — Corée du Nord

"Le moment est venu d'épuiser tous les moyens diplomatiques pour mettre fin à cette crise, ce qui implique d'adopter rapidement les mesures les plus fortes possibles ici au Conseil de sécurité de l'ONU", a déclaré Nikki Haley lors de la réunion du Conseil qu'elle avait demandée avec des représentants de la Grande-Bretagne, de la France, du Japon et de la Corée du Sud. "Je ne pense pas que nous soyons capables d'aller aussi vite", a déclaré à des journalistes l'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vassily Nebenzia.

C'est la deuxième fois en six jours que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence pour discuter de la Corée du Nord. "Grâce au dialogue, nous pouvons aboutir à une dénucléarisation de la péninsule coréenne", a déclaré son ambassadeur à l'ONU, Liu Jieyi. Nous travaillerons avec nos alliés. De telles mesures auraient des conséquences pour la Chine qui absorbe environ 90% des exportations nord-coréennes.

Nikki Haley, en première ligne sur ce sujet, s'est gardée de dire ce que va décider Donald Trump. Accusé dans le passé de n'avoir pas appliqué à la lettre les résolutions de l'ONU, Pékin avait promis en août un respect rigoureux.

De nouvelles mesures coercitives pourraient concerner le renvoi en Corée du Nord de ses expatriés ou commencer à toucher le secteur du pétrole, épargné le 5 août lors de la prise du dernier train de sanctions.

Lundi, les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies sont restés divisés sur d'éventuelles sanctions contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) pour son dernier essai nucléaire.

Pyongyang a fait exploser une bombe à hydrogène dimanche avec une puissance estimée à 50 kilotonnes, soit cinq fois plus que le précédent test nord-coréen. Et suggéré que les Nord-Coréens reviennent "sur la bonne voie consistant à résoudre le problème par le dialogue". Il a aussi réitéré la proposition russo-chinoise d'un gel des manoeuvres américano-sud-coréennes contre une suspension des programmes d'armement nord-coréens, rejetée par Washington. "Nous ne le ferons pas" car "on ne peut baisser la garde" alors que le régime nord-coréen "ne demande qu'une chose, la guerre", a-t-elle dit.

Face au nouveau défi à la communauté internationale lancé par Pyongyang, Séoul et Washington ont annoncé le déploiement en Corée du Sud davantage de lance-missiles Thaad, le bouclier américain qui provoque la fureur de Pékin.

Le président américain Donald Trump et son homologue sud-coréen Moon Jae-In sont par ailleurs tombés d'accord pour supprimer le seuil limitant la charge portée par les missiles de la Corée du Sud à 500 kg. Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a cependant souligné que Washington ne recherchait pas "l'anéantissement total" du pays reclus.

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