Macron veut réformer en profondeur la SNCF en commençant par les retraites

La Fédération CGT des cheminots en grève le 12 septembre

Concurrence, statut, dette : la SNCF sommée de se réformer

Les régimes spéciaux de retraite des cheminots sont dans le collimateur de l'Élysée, du moins à court terme puisque le président souhaite leur suppression et ce, à partir de l'année prochaine.

Emmanuel Macron n'y est pas allé par quatre chemins lors d'une rencontre avec les cheminots: l'État est prêt à effacer la dette du groupe ferroviaire, en échange de l'abandon des régimes spéciaux de retraite dont ils bénéficient. Je pense que c'est très important, parce que cela va redonner de la confiance dans le système', a déclaré le président, évoquant un 'top départ' de la réforme à la mi-2018 ou début 2019 et précisant ainsi l'une de ses promesses de campagne.

Si le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, tente de rassurer en décrivant de simples "pistes de réflexion", Philippe Martinez met en doute l'innocence du calendrier. La SNCF est plombée par sa dette: 7,9 milliards d'euros pour SNCF Mobilités, 44,9 millions pour SNCF Réseau. Avant la mobilisation du 12 septembre contre les ordonnances modifiant le code du travail, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a enfourché un nouveau cheval de bataille en fustigeant le projet de suppression des régimes spéciaux de retraite à la SNCF. La ministre des Transports Élisabeth Borne a également souligné auprès de l'AFP qu'aucune décision n'avait été prise. Par ailleurs, une loi de programmation sera mise en place au début de l'année prochaine, après le lancement dans deux semaines des Assises de la mobilité.

"L'Unsa-ferroviaire a jugé " intellectuellement malhonnête " de mettre " en parallèle le financement du ferroviaire avec les acquis sociaux des cheminots ". Il a notamment déclaré: "La concurrence va aider la SNCF dans les évolutions qui sont déjà en cours".

L'Europe prévoit une ouverture à la concurrence le 3 décembre 2019 pour les TER et trains d'équilibre du territoire gérés par les régions et l'Etat, et à partir du 1er janvier 2019, pour une application effective à partir de 2021, pour les TGV.

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