Les substituts sont pris d'assaut par les patients — Levothyrox

Première plainte contre le médicament pour la thyroïde de Merck

Levothyrox, la mauvaise communication du laboratoire Merck

Anne-Catherine Colin-Chauley, une avocate de 58 ans, se plaint de problèmes de santé depuis que le laboratoire allemand a changé, en mars, la formule de ce traitement contre les pathologies liées à la thyroïde pris par 3 millions de Français (principalement des femmes).

Dans sa lettre, la comédienne s'interroge pour savoir si on va "favoriser une sorte de 'marché noir de l'ancienne formule' à nos frontières puisque tous nos pays voisins ont refusé cette nouvelle formule catastrophique".

Elle assure souffrir depuis de "malaises très inquiétants, une fatigue intense mais une incapacité à dormir, des vertiges, des crampes aux cuisses". Utilisé pour soulager les patients atteints de troubles thyroïdiens, ce médicament serait à l'origine de nombreux effets secondaires terribles. "Et je n'avais jamais eu le moindre problème", assure-t-elle au quotidien local. "Rendez-nous l'ancienne formule du Levothyrox!".

Mais "les autorités ne prennent pas la mesure de l'emballement", qui prend notamment la forme d'une pétition de 170.000 signatures, écrit Eric Favereau.

Le numéro vert 0.800.97.16.53 (accessible du lundi au vendredi de 9h à 19h) mis en place le 23 août dernier par l'Agence du médicament pour "répondre aux inquiétudes des patients" a reçu un afflux d'appels les deux premiers jours (près de 100.000), certaines personnes appelant plusieurs fois avant d'obtenir une réponse vu l'encombrement.

Jean-Yves Schlienger, médecin généraliste Interview intégrale de Jean-Yves Schlienger, médecin généraliste.

Le scandale du Levothyrox n'en finit plus de s'étendre. Mais le changement de l'excipient peut modifier le dosage, y compris de quelques microgrammes, ce qui bouleverse les habitudes des patients sans qu'ils puissent s'adapter facilement. "J'ai déposé plainte, car nous n'avons pas été informés d'un changement de formule, rien dans la notice ne l'indique (...) Il y a bien une négligence fautive du laboratoire Merck et une faute de celui qui a ordonné le changement de la molécule sans indiquer les conséquences possibles de ce changement " explique-t-elle citée le journal Les Echos.

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