#Aubry Martine Aubry trouve Muriel Pénicaud "très déformée"

Martine Aubry s'attaque à la ministre du Travail: retour sur ses phrases choc

Pour Martine Aubry, Emmanuel Macron "utilise les vieilles recettes du Medef des années 80"

"Aujourd'hui, on commence à voir un peu plus clair sur ce que j'appellerais un mauvais départ de la part du président de la République et de son gouvernement". Pendant près de 8 minutes, elle a méticuleusement démonté la loi Travail, et mis en cause la politique sociale et économique du président, dénonçant une "précarisation des salariés et une politique d'austérité". En témoigne son interview, mercredi matin sur France inter: Aubry, qui semble avoir bel et bien abandonné ses ambitions nationales, n'en était que plus libre de passer à la moulinette les premiers mois de la présidence Macron. D'ailleurs, les Français les jugent sévèrement et je crois qu'ils ont raison " a-t-elle d'abord affirmé.

Martine Aubry s'est attaquée à la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui était sa conseillère formation lorsqu'elle était elle-même à la tête de ce ministère (1991-1993): "Tout le monde peut changer". C'est pas nouveau mais je préfère me battre sur le fond et moi quand je vois cela, j'ai envie de dire ce que je pense " a terminé l'élue, très remontée. Quand elle dit les contrats aidés ne servent à rien, alors que nous avons ensemble créé les CEC (contrats d'emploi consolidé, NDLR). Aubry sait de quoi elle parle puisqu'elle a été deux fois ministre du Travail dans les gouvernements d'Edith Cresson et de Lionel Jospin. "C'est triste d'entendre quelqu'un dont je connais les convictions dire quelque chose qu'elle ne peut pas partager", a-t-elle encore asséné.

Selon elle, Emmanuel Macron "reprend les recettes des années 80 du Medef". "On pourra se faire succéder les CDD autant de fois qu'on veut, sur les délais qu'on veut, on pourra licencier avec un motif économique absolument incontrôlable - ça améliore la compétitivité de l'entreprise -, on pourra délocaliser", puisque ne sera prise en compte que la situation d'un groupe "en France, et pas à l'étranger".

Sera-t-elle dans la rue, pour les journées de mobilisation du 12 septembre, organisée par la CGT, et du 23 septembre, à l'initiative de La France insoumise (LFI)? C'est devenu un droit pour l'entreprise.

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