États-Unis : Donald Trump ferme le programme des "dreamers"

N'en déplaise à Trump, les grandes technos veulent conserver les jeunes immigrants

Barack Obama pourrait sortir de son silence pour défendre les "Dreamers"

Donald Trump tranchera mardi sur le sort des "Dreamers" - ces centaines de milliers de jeunes sans-papiers autorisés à rester aux Etats-Unis - sous la pression de dirigeants d'entreprises et d'élus l'exhortant à ne pas effacer ce programme emblématique d'un trait de plume.

Le président amércain veut imposer un délai de 6 mois pour l'entrée en vigueur de cette décision.

Le programme Daca (Deferred Action for Childhood Arrivals) avait pour objectif de faire sortir de l'ombre les enfants arrivés illégalement aux Etats-Unis avec leurs parents en leur permettant d'étudier et de travailler au pays de l'Oncle Sam. C'est Barack Obama qui avait rendu possible le rêve de ceux que l'on surnomme les '"Dreamers" (les rêveurs) grâce à un décret paru en 2012.

Mais ces jeunes Hispaniques qui ont passé la majeure partie de leur vie sur le territoire américain contribuent aussi à l'économie du pays (en payant leurs impôts, notamment). Ils devaient également être scolarisés, posséder un diplôme équivalent au bac ou avoir été engagés dans l'armée, comme le détaille cette page des services américains de l'immigration (en anglais). Celle de Barack Obama à Donald Trump, révélée sept mois après son départ par CNN, s'articule autour d'un conseil central: ne jamais perdre de vue l'importance des institutions démocratiques.

A l'instar d'autres patrons américains, ils ont signé une lettre adressée à Donald Trump pour le dissuader de revenir sur le décret. "Ce n'est pas faire preuve de compassion que de ne pas appliquer les lois sur l'immigration", a martelé Jeff Sessions. "Je pense qu'il appartient au Congrès de régler ce problème", a-t-il déclaré sur la radio WCLO, vendredi. Le Congrès a six mois devant lui pour trouver un accord et voter une loi avant l'abolition du programme.

Le maire démocrate de Chicago, Rahm Emanuel, proche de Barack Obama, a déploré que Donald Trump "menace de bafouer la promesse faite à ces jeunes par le gouvernement américain" qui sont sortie de la clandestinité et ont donné "leur nom, leur adresse et leur numéro de téléphone" aux autorités qui pourraient, si le texte était remis en cause, les utiliser contre eux pour les expulser.

Quelques jours avant l'annonce de la Maison-Blanche, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, avait changé son profil avec une photo accompagnée d'un message simple: "Je soutiens Daca ". "250 de mes collègues d'Apple sont des Dreamers. Ils méritent notre respect et une solution digne des valeurs américaines", a tweeté dimanche Tim Cook, PDG d'Apple.

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