Corée du Nord : Pyongyang déclare la guerre à Tokyo !

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Chaque année, il brandit la menace de représailles militaires.

Le chef des armées de Séoul a indiqué, mardi en Corée du Sud, que le missile avait parcouru 2700 kilomètres et avait atteint une hauteur maximale de 550 kilomètres alors qu'il était au-dessus de l'île d'Hokkaido, dans le nord du Japon. Ce n'est pas la première fois qu'un tel tir se produit. "Les pays voisins doivent aussi répondre à ces préoccupations, pour l'aider à trouver un moyen d'assurer sa sécurité autrement que via son programme nucléaire, et l'aider ainsi à revenir dans la communauté internationale d'une manière acceptable par tous en termes de sécurité".

C'est pour cela que ce dernier tir de missile inquiète.

Le Conseil de Sécurité de l'ONU se réunit en urgence ce soir à 21h à New York au sujet du dossier nord-coréen.

Kim Jong-Un justifie ce tir par les exercices militaires conjoints conduits par la Corée du Sud et les Etats-Unis. "Cet acte imprudent de lancer un missile qui survolent notre pays est une menace sans précédent, sérieuse et importante".

La situation sur la péninsule s'était encore tendue en juillet quand la Corée du Nord avait procédé à deux essais réussis d'un missile balistique intercontinental ou ICBM, le Hwasong-14, censé mettre le territoire américain à portée de frappes nord-coréennes.

Le tir intervient après des semaines d'escalade de tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Pour Euan Graham, de l'Institut Lowy en Australie, un tir mardi vers Guam aurait été pour Washington "une ligne rouge" si bien que Pyongyang s'est montré "plutôt malin" et a choisi "une demi-mesure".

Du côté des valeurs, Best Buy affiche près de 5% de pertes en préouverture malgré l'annonce d'un BPA en hausse de près de 21% à 69 cents au titre de son deuxième trimestre comptable, là où les analystes n'attendaient en moyenne que 63 cents. L'ambassadrice américaine, Nikki Haley, a demandé que "quelque chose de fort soit décidé" après cette nouvelle violation d'une résolution du Conseil de sécurité. Depuis, le président américain s'est empêché de prononcer des propos qui pourront ne pas être appréciés par la Corée du Nord. Les deux alliés sont convenus, a-t-il dit, "d'augmenter la pression sur la Corée du Nord".

Mais une autre dimension est également à prendre en compte: l'aspect politique et diplomatique de ce tir.

"En tirant ce missile, sur la trajectoire qu'elle a déterminée, la Corée du nord démontre une volonté d'opérationnaliser ses techniques et donc de rendre ses effets plus crédibles", confirme le chercheur du GRIP.

Présentant le tir de mardi comme un "lever de rideau", le leader nord-coréen Kim Jong-Un a annoncé "davantage d'exercices de tirs de missiles balistiques à l'avenir avec le Pacifique pour cible", dans des propos rapportés mercredi. Pyongyang a menacé de frapper la base américaine de Guam.

En cas de frappes sur son territoire, quelle serait la capacité de riposte militaire de la Corée du Nord?

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