Agnès Buzyn promet un tiers payant "généralisable courant 2018"

Hausse des dépenses de santé que devient la promesse de campagne d’Emmanuel Macron

Sipa Press

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a rappelé ce jeudi son souhait de voir le prix du paquet de cigarettes être fixé à 10 euros en 2020, mais à travers une augmentation progressive.

Ils seront désormais obligatoires car la ministre de la Santé espère ainsi endiguer la résurgence de plusieurs maladies graves observées ces dernières années.

Dommage qu'Agnès Buzyn ne se rende pas à l'universités d'été de la Confédération les 8,9, et 10 septembre sur la presqu'île de Giens (Var). La ministre de la Santé essaie de se défendre auprès des détracteurs.

En juillet dernier, la ministre affirmait encore que le dispositif serait généralisé, mais les difficultés techniques posent encore des problèmes. Un communiqué en guise d'avertissement pour Agnès Buzyn: " Nous prévenons le gouvernement qu'un tiers payant obligatoire donc systématique constituerait une déclaration de guerre car imposant aux médecins, et donc aux patients, une réduction considérable du temps médical", écrit Jean-Paul Hamon.

"Nous laisserons évidemment le temps aux familles de se mettre en ordre de marche car il est hors de question de pousser les gens à vacciner dans l'urgence", a dit Agnès Buzyn qui demande tout de même à ce que "les 15% des enfants (non vaccinés) qui mettent en danger les autres se mettent en ordre de marche pour protéger le reste de la population ".

Aujourd'hui, trois vaccins sont obligatoires: contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Tandis que les huit autres, seulement " recommandés", auront à leur tour un caractère obligatoire en 2018: ceux contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C.

"Mon objectif n'est pas de sanctionner". Actuellement, des peines d'amende (3.750 €) et de six mois de prison sont prévues mais jamais appliquées. Mais la ministre pourrait peut-être envisager une clause d'exemption pour les parents les plus opposés à la vaccination.

Alors qu'elle s'était engagée à rendre ce dispositif très décrié par les médecins obligatoire, elle annonce ce jeudi qu'il sera élargi mais facultatif.

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